Gantz donne 3 sièges à Yaalon dans son top 10 pour la Knesset
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Gantz donne 3 sièges à Yaalon dans son top 10 pour la Knesset

Benny Gantz et Moshe Yaalon ont conclu un accord et présenteront une liste commune pour les prochaines élections du 9 avril

Selon les médias israéliens, l’ancien chef d’état-major de Tsahal et chef du parti Hossen LeYisrael Benny Gantz a signé son premier accord politique, en acceptant de se présenter aux élections du 9 avril avec le parti Telem de son ancien collègue de Tsahal, Moshe Yaalon.

Il n’y a pas d’information disponible pour le moment sur les détails de l’accord. Selon certaines informations, Yaalon aurait demandé trois sièges dans les dix premières places de la liste commune de la Knesset.

Benny Gantz donnerait au parti Telem de Moshe Yaalon trois sièges dans le top 10 de la liste commune de la Knesset, selon les médias israéliens.

M. Gantz devrait annoncer l’alliance dans son discours de 20h mardi soir, son premier grand discours électoral.

Des sources du parti de Gantz annoncent également qu’il aura un « invité surprise » pour le discours de mardi soir.

« Plus de droite ni de gauche », proclame l’hymne de sa campagne.

Les Israéliens en savent long sur les services de M. Gantz sous l’uniforme, qui sont comme un résumé de l’histoire militaire nationale, des guerres du Liban à celles de Gaza, en passant par les soulèvements palestiniens.

Quelles ambitions ? Quel projet ? Benny Gantz, rival potentiel du Premier ministre sortant Benjamin Netanyahu aux législatives du 9 avril, lance sa campagne mardi et Israël attend des réponses à d’innombrables questions.

M. Gantz, 59 ans, général à la retraite, n’est pourtant pas un inconnu. Son rang de chef d’état-major de 2011 à 2015 a fait de lui l’un des personnages les plus éminents dans un pays confronté à de nombreuses menaces et où l’armée joue un rôle fédérateur.

En politique, en revanche, personne ne sait à quoi s’en tenir sur son compte. Il a réussi en quelques semaines, sans dire grand-chose, à s’imposer comme le plus sérieux challenger de l’insubmersible Netanyahu, qui a passé 13 années au pouvoir, dont dix consécutives depuis mars 2009 après un premier mandat de 1996 à 1999.

Le lancement de la campagne de M. Gantz, mardi soir à Tel-Aviv, est largement considéré comme le moment de vérité pour ce parachutiste aux yeux clairs, mâchoire carrée et visage impassible ou indolent selon les points de vue.

Son discours est programmé à 20H00 locales (18H00 GMT) pour coïncider avec l’heure de grande écoute à la télévision. Franchira-t-il le Rubicon en déclarant vouloir devenir Premier ministre? Dévoilera-t-il son programme social? Déclenchera-t-il une attaque frontale contre M. Netanyahu?

Après avoir pris la température pendant plusieurs mois, M. Gantz s’est jeté dans le bain en décembre seulement, en créant son parti, « Hossen LeYisraël ».

Jusqu’alors, M. Gantz a surtout revendiqué ses faits d’armes de soldat, notamment dans des vidéos publiées la semaine dernière.

Trois de ces vidéos lui attribuent l’élimination en 2012 d’Ahmed Jaabari, chef militaire du groupe terroriste palestinien du Hamas, celle de 1 364 « terroristes » en 2014, lors de la deuxième opération qu’il a commandée dans l’enclave palestinienne, et enfin la destruction de 6 000 cibles à Gaza, renvoyant certains secteurs de la ville « à l’âge de pierre ».

Ces vidéos se concluent par le slogan « Seuls les forts l’emportent ».

Dans une quatrième vidéo, M. Gantz convoque l’esprit des dirigeants israéliens qui ont cherché la paix avec les Arabes, à l’heure où l’effort diplomatique avec les Palestiniens est embourbé.

« Il n’y a aucune honte à aspirer à la paix, il n’y a aucune honte à s’efforcer à la paix », dit M. Gantz.

Le ministre sortant de l’Education Naftali Bennett, dont M. Gantz menace de capter une partie de l’électorat et qui rêve du ministère de la Défense, a remis en cause les lettres de créance militaires de l’ancien chef d’état-major et l’a assimilé à la « gauche molle ». Le Likud a décrit M. Gantz comme un « gauchiste ».

« L’attente (suscitée par M. Gantz) n’aura d’égal que la déception » ressentie quand il sera sorti de son silence, augure le quotidien Israel Hayom, réputé pour être favorable à M. Netanyahu.

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