Gaza : 22 émeutiers blessés seront soignés en Jordanie
Rechercher

Gaza : 22 émeutiers blessés seront soignés en Jordanie

La décision émane de la demande du roi Abdallah, une semaine après qu'Israël a refusé l'initiative de transporter par avion des blessés palestiniens en Turquie

Israël a autorisé 22 Palestiniens blessés lors des émeutes à la frontière de Gaza avec les soldats de l’armée israélienne à se rendre en Jordanie pour recevoir des soins médicaux, a déclaré mercredi l’armée, en publiant une vidéo du transfert.

Le transfert a été organisé par le Coordinateur des activités gouvernementales dans les territoires (COGAT), l’unité de liaison du ministère de la Défense avec la Cisjordanie et Gaza.

Il fait suite à une demande du roi Abdallah II de Jordanie et a été coordonné avec le gouvernement israélien, a indiqué Tsahal.

Les 22 personnes rejoignent sept autres Gazaouis blessés de nationalité jordanienne qui ont été transférés la semaine dernière de la bande de Gaza vers la Jordanie pour la même raison, selon les militaires.

Israël a rejeté la semaine dernière une demande de la Turquie lui permettant d’envoyer un avion pour transporter des Palestiniens blessés lors des émeutes à la frontière, ont confirmé des officiels israéliens et turcs.

La Turquie a fait parvenir la demande à Israël par l’intermédiaire d’organisations médicales internationales, demandant la permission d’envoyer un avion à l’aéroport Ben Gourion et de ramener les blessés palestiniens en Turquie pour qu’ils y soient soignés.

Des sources de haut niveau ont déclaré à la Dixième chaine d’information qu’après des discussions entre le cabinet du Premier ministre et le vice-ministre de la Santé, Yaakov Litzman, la demande avait été rejetée pour des raisons politiques et sécuritaires.

Israël et la Turquie se sont livrés à une escalade diplomatique au sujet de la réponse d’Israël aux émeutes de Gaza, les deux pays expulsant et humiliant leurs ambassadeurs respectifs.

Le mois dernier, Israël a d’abord rejeté une demande de transfert en Cisjordanie de deux patients blessés lors d’affrontements frontaliers avec des soldats israéliens.

La Cour suprême a finalement décidé qu’Israël devait permettre aux patients de recevoir un traitement, mais à cette époque, les deux patients avaient besoin de se faire amputer les jambes car les médecins de Gaza n’avaient pas l’équipement nécessaire pour les opérer.

Des manifestants palestiniens utilisent des lance-pierre contre les forces israéliennes lors d’affrontements le long de la frontière avec la bande de Gaza à l’est de Khan Younès le 18 mai 2018. (AFP PHOTO / SAID KHATIB)

Depuis le 30 mars, des dizaines de milliers de Palestiniens ont pris part à des manifestations hebdomadaires qui, selon Israël, sont orchestrées par le groupe terroriste Hamas au pouvoir à Gaza pour couvrir les tentatives d’attentats et les violations de la barrière frontalière.

La nouvelle ambassade des États-Unis à Jérusalem a été inaugurée lundi dernier dans le quartier Arnona de la capitale, un jour qui a été le théâtre d’affrontements et d’émeutes massifs à la frontière de Gaza.

Samedi, le ministère de la Santé de Gaza, dirigé par le Hamas, a déclaré que le nombre de Palestiniens tués par les forces israéliennes lors des affrontements frontaliers de lundi est passé à 64, avec plus de 2 700 blessés dans les violences. Le Hamas, qui dit ouvertement vouloir détruire Israël, a admis que 50 des morts étaient des membres du groupe terroriste. Trois autres étaient membres du Jihad islamique.

La campagne de manifestations contre Israël, connue communément sous le nom de « Marche du retour », devait se terminer la semaine dernière, mais les dirigeants du Hamas ont déclaré qu’ils voulaient qu’elles se poursuivent. Environ 1 000 manifestants ont pris part à des manifestations vendredi dernier.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...