Gaza : ce qu’il faut savoir du Centre de coordination militaro-civile (CMCC)
Des militaires et diplomates de plusieurs autres pays, dont la France, le Royaume-Uni, mais aussi les Emirats arabes unis, sont présents et participent à des réunions sur les enjeux sécuritaires et humanitaires de la bande de Gaza

Le centre de coordination civilo-militaire (CMCC) est une initiative américaine censée soutenir la stabilisation de la bande de Gaza, après le cessez-le-feu entre Israël et le Hamas entré en vigueur le 10 octobre sous la pression des Etats-Unis
Environ 150 soldats américains sont désormais installés à son siège, un entrepôt de Kiryat Gat, ville du sud d’Israël à une vingtaine de kilomètres de la bande de Gaza, selon le Commandement central des Etats-Unis (Centcom), qui supervise les activités militaires américaines au Proche et au Moyen-Orient notamment.
En tout, « près de 600 » personnes travaillent chaque jour sur place, et « soixante pays et organisations internationales » y sont représentés, selon le capitaine Tim Hawkins, porte-parole du Centcom.
Les deux priorités américaines sont inscrites sur les murs du Centre : contribuer à la surveillance du cessez-le-feu et soutenir l’entrée de l’aide dans la bande de Gaza, conformément au plan de paix du président Donald Trump pour ce territoire palestinien dévasté par deux ans de guerre.
Selon le capitaine Hawkins, la plupart des militaires américains présents au CMCC sont des spécialistes du génie civil, des transports, ou de la planification stratégique.
Du côté israélien, des soldats de diverses composantes de l’armée sont présents, notamment le Cogat, l’organisme du ministère de la Défense supervisant les activités civiles dans les Territoires palestiniens.
Des militaires et diplomates de plusieurs autres pays, dont la France, le Royaume-Uni, mais aussi les Emirats arabes unis, sont présents et participent à des réunions sur les enjeux sécuritaires et humanitaires de la bande de Gaza.
De très nombreuses ONG, mais aussi des agences de développement ou des Nations unies sont également représentées et régulièrement sondées sur des questions opérationnelles, la livraison d’aide à Gaza relevant d’un mécanisme particulièrement complexe.
La presse n’a eu accès au CMCC que lors de rares visites, très encadrées.
Plusieurs sources diplomatiques ont affirmé à l’AFP que des responsables européens en contact avec l’Autorité palestinienne n’avaient désormais plus accès au centre, à la suite d’une demande des Israéliens aux Américains.
Pour suivre en temps réel le cessez-le-feu, plusieurs sources diplomatiques, humanitaires et sécuritaires ont expliqué à l’AFP que les Américains recevaient des informations via des partenaires, dont l’Egypte, de la part du Hamas sur les violations, qu’ils croisent avec les rapports israéliens. Le Centcom n’a pas commenté.
Depuis le 10 octobre, les violations sont quasi quotidiennes comme s’en font régulièrement écho les parties au conflit.
Le gouvernement Trump a réagi à plusieurs reprises à divers incidents, notamment à des civils tués par le Hamas, à des frappes aériennes israéliennes ayant fait des victimes civiles, ou encore à des affrontements meurtriers entre soldats israéliens et combattants du Hamas.







