Gaza : Des avions ont ciblé une cellule lançant des ballons incendiaires
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Gaza : Des avions ont ciblé une cellule lançant des ballons incendiaires

L'armée a fait savoir que la frappe avait pris pour cible des suspects dans le nord de l'enclave palestinienne. Les pompiers israéliens ont éteint six feux

Les pompiers éteignent un incendie à proximité de Sdérot, dans le sud du pays, causé par un ballon incendiaire de la bande de Gaza, le 31 juillet 2018 (Crédit : AFP Photo/Menahem Kahana)
Les pompiers éteignent un incendie à proximité de Sdérot, dans le sud du pays, causé par un ballon incendiaire de la bande de Gaza, le 31 juillet 2018 (Crédit : AFP Photo/Menahem Kahana)

Un avion israélien a ouvert le feu sur une cellule dans le nord de la bande de Gaza qui lançait des ballons incendiaires vers Israël, ont fait savoir les militaires israéliens samedi, sans donner plus de détails.

L’agence d’information palestinienne Shehab, affiliée au groupe terroriste du Hamas qui gouverne Gaza, a noté que la frappe israélienne était survenue à proximité de la ville de Jabalia.

Il n’y aurait pas de blessés.

Les militaires israéliens ont également fait savoir qu’un certain nombre d’affrontements avaient eu lieu dans différentes zones le long de la barrière de sécurité entre Israël et la bande de Gaza, et que les troupes israéliennes avaient utilisé des gaz lacrymogènes pour disperser les manifestants le long de la clôture.

La Dixième chaîne a annoncé qu’il y avait eu des incidents mineurs le long de la clôture de sécurité, près de Jabalia et de Khan Younis.

Par ailleurs, samedi, six incendies ont été allumés par des ballons incendiaires lancés vers les communautés situées aux abords de la bande de Gaza, a fait savoir la Dixième chaîne. Les pompiers sont venus à bout des flammes, notamment à l’entrée de la ville de Netivot.

Il y a eu une recrudescence, cette semaine, du lancement de ballons incendiaires après plusieurs semaines de ce qui a été considéré comme une accalmie. Elle était venue suivre des mois d’attaques quotidiennes multiples qui ont anéanti des milliers d’hectares dans le sud d’Israël et attisé les craintes d’éventuelles blessures faites aux enfants par des bombes placées sur ces ballons ou sur ces cerfs-volants envoyés depuis l’autre côté de la frontière.

Les manifestants palestiniens observent les gaz lacrymogènes lancés par les forces israéliennes à travers la fumée noire des pneus brûlés au cours d’une manifestation le long de la barrière de sécurité à l’est de Gaza City, le 14 septembre 2018 (Crédit : AFP PHOTO / SAID KHATIB)

La clôture de sécurité a également été le théâtre de scènes de confrontations quasi-quotidiennes ces derniers mois.

Vendredi, un Palestinien aurait été tué et au moins 312 autres blessés lors d’une manifestation qui a réuni 10 000 personnes le long de la frontière avec Gaza. Les soldats israéliens ont répondu à l’aide de gaz lacrymogènes et de tirs occasionnels à l’envoi de bombes artisanales et à des jets de pierres. Des pneus ont été brûlés.

Un soldat israélien a été légèrement blessé par des tirs d’obus provenant d’une bombe improvisée lancée sur les militaires, a noté l’armée, qui a ajouté qu’elle avait assisté à un certain nombre de tentatives d’infiltration sur le territoire israélien.

Les Palestiniens ont également envoyé des ballons et des cerf-volants incendiaires en Israël qui ont été à l’origine d’au moins sept foyers le long de la frontière, dans la journée de vendredi.

Des sources palestiniennes ont fait savoir qu’un avion de l’armée israélienne avait ouvert le feu sur un groupe d’individus qui lançaient des dispositifs chargés de combustibles. L’armée a pour sa part confirmé plusieurs attaques dans le nord de Gaza mais n’a donné aucun autre détail.

Lundi également, un ballon transportant une grenade a été découvert dans un champ situé aux abords de la frontière avec Gaza, entre les kibboutz de Reim et d’Urim, dans le sud du pays, a fait savoir la police.

Un ballon attaché à un dispositif incendiaire qui a atterri sur le terrain d’une école primaire dans la zone du Conseil régional d’Eshkol adjacente à la bande de Gaza, le 17 juillet 2018. (Matanya Cohen)

Gaza est le théâtre d’une flambée de violence depuis le mois de mars, avec une série de manifestations qui ont été intitulées « la marche du retour ».

Durant ces affrontements qui, selon Israël, sont orchestrés par les chefs du Hamas, des pierres et des cocktails Molotov ont été jetés en direction des soldats, qui ont également été la cible de fusillades et d’attaques à la bombe artisanale. Des Palestiniens ont également tenté d’ouvrir des brèches dans la frontière.

Israël affirme que ses actions – et en particulier l’usage de balles réelles – sont nécessaires pour défendre la frontière et prévenir les infiltrations de masse au sein de l’Etat juif depuis l’enclave côtière.

Israël accuse le groupe terroriste palestinien du Hamas d’encourager le mouvement de protestation et de s’en servir comme couverture pour commettre des attentats terroristes, notamment en ouvrant le feu sur les soldats et en tentant de franchir la clôture frontalière en la dégradant.

Le retour des ballons incendiaires survient alors que les tensions sur la frontière entre Israël et Gaza se sont renforcées après une pause brève et que le groupe terroriste du Hamas orchestre des manifestations hebdomadaires près de la barrière. Ces derniers jours ont également été le théâtre de mouvements de protestation nocturnes plus modestes le long de la frontière.

Selon les chiffres, plus de 130 Gazaouis ont été tués par des tirs israéliens depuis le début des affrontements. Le Hamas, un groupe terroriste islamiste qui a pris le contrôle de Gaza en 2007 et qui cherche à détruire Israël, a reconnu que des douzaines de morts appartenaient à ses rangs.

Un soldat israélien a par ailleurs été tué par un sniper palestinien au mois de juillet.

De plus, Israël et le Hamas ont échangé des tirs à un certain nombre d’occasions ces derniers mois. Les groupes terroristes de Gaza ont lancé des centaines de roquettes et d’obus de mortier vers le territoire israélien. Un week-end, au mois de juillet, a marqué la plus importante flambée de violence depuis la guerre de 2014.

De nombreuses informations ont laissé entendre qu’Israël serait en négociation avec le Hamas, via des intermédiaires égyptiens et via l’ONU, pour définir les termes d’une trêve à long terme dans la bande.

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