Gaza : Le Hamas tire des roquettes vers la Méditerranée
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Gaza : Le Hamas tire des roquettes vers la Méditerranée

Au moins huit roquettes ont fendu le ciel de Gaza vers la mer Méditerranée en "acte de résistance" d'après le ministère de l'Intérieur de l'organisation terroriste du Hamas

Cette photo prise le 10 août 2020 depuis la ville de Gaza montre une vue des traînées de fumée des roquettes d'essai tirées par le mouvement islamiste palestinien Hamas qui contrôle actuellement la bande de Gaza, dans le cadre d'exercices militaires. Les roquettes étaient un "message" à Israël pour lui faire savoir que les groupes armés à Gaza ne "garderont pas le silence" face à un blocus et une "agression" israéliens, a déclaré une source proche du Hamas. Au moins huit roquettes ont été vues dans le ciel, se dirigeant vers la mer Méditerranée, ont déclaré les journalistes de l'AFP dans la bande côtière, qui est soumise au blocus israélien et égyptien. Les lancements ont eu lieu après des échanges de tirs répétés avec Israël ces derniers jours, ont indiqué des sources de sécurité et des témoins palestiniens. (Mohammed ABED / AFP)
Cette photo prise le 10 août 2020 depuis la ville de Gaza montre une vue des traînées de fumée des roquettes d'essai tirées par le mouvement islamiste palestinien Hamas qui contrôle actuellement la bande de Gaza, dans le cadre d'exercices militaires. Les roquettes étaient un "message" à Israël pour lui faire savoir que les groupes armés à Gaza ne "garderont pas le silence" face à un blocus et une "agression" israéliens, a déclaré une source proche du Hamas. Au moins huit roquettes ont été vues dans le ciel, se dirigeant vers la mer Méditerranée, ont déclaré les journalistes de l'AFP dans la bande côtière, qui est soumise au blocus israélien et égyptien. Les lancements ont eu lieu après des échanges de tirs répétés avec Israël ces derniers jours, ont indiqué des sources de sécurité et des témoins palestiniens. (Mohammed ABED / AFP)

Les terroristes du mouvement palestinien du Hamas ont tiré lundi des roquettes vers la mer Méditerranée depuis la bande de Gaza qu’ils contrôlent après des échanges de tirs ces derniers jours avec Israël, selon des sources sécuritaires et des témoins.

En matinée, au moins huit roquettes ont fendu le ciel de Gaza vers la mer Méditerranée, ont constaté des journalistes de l’AFP sur place, tandis que le ministère de l’Intérieur de l’enclave palestinienne sous contrôle du Hamas depuis 2007 a fait état « d’acte de résistance ».

Ces roquettes sont un « message » à Israël pour lui signifier que les groupes armés à Gaza ne « resteront pas silencieux » face au blocus et aux « agressions » israéliennes, a indiqué à l’AFP une source proche du Hamas.

Au cours de la semaine dernière, des ballons incendiaires ont été lancés à trois reprises depuis l’enclave palestinienne vers Israël ce qui a, à chaque fois, mené à des frappes de représailles israéliennes contre des positions du Hamas.

La dernière de ces frappes est intervenue dans la nuit de dimanche à lundi. L’armée israélienne a annoncé que ses avions de combat avaient frappé des postes d’observation du Hamas dans le nord de Gaza, enclave paupérisée de deux millions d’habitants sous blocus israélien et égyptien depuis plus d’une décennie.

L’organisation terroriste Hamas est à l’origine de trois guerres avec Israël (2008, 2012, 2014).

Malgré une trêve l’an dernier, sous les hospices de l’ONU, l’Egypte et le Qatar, le Hamas se livre régulièrement à des tirs de roquettes, d’obus de mortier ou de ballons incendiaires depuis Gaza, provoquant des frappes de représailles de l’armée israélienne.

Selon des analystes palestiniens, les tirs depuis Gaza visent souvent à faire pression sur l’Etat hébreu pour qu’il donne son feu vert à l’entrée de l’aide financière du Qatar dans l’enclave.

« Ces roquettes et ballons incendiaires sont des messages du Hamas à Israël pour améliorer les conditions économiques dans l’enclave, alléger le blocus et mettre en œuvre une partie des accords conclus par les deux camps via l’Egypte », a dit à l’AFP Jamal Al-Fadi, professeur de sciences politiques à l’Université al-Azhar de Gaza.

« Je ne m’attends pas à une guerre car aucun camp ne souhaite de guerre » à ce stade, a-t-il ajouté.

Selon la Banque Mondiale, environ 53 % de la population de Gaza vivait sous le seuil de pauvreté avant la crise du Covid-19, mais ce nombre pourrait passer à 64 % en raison du ralentissement économique lié à la pandémie.

Pour l’instant, 81 cas de nouveau coronavirus, dont un mort, ont été recensés dans la bande de Gaza où les écoles ont par ailleurs rouvert ce week-end.

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