GB : Le Labour soutient les « 10 promesses » pour lutter contre l’antisémitisme
Rechercher

GB : Le Labour soutient les « 10 promesses » pour lutter contre l’antisémitisme

Les principaux candidats pour remplacer Corbyn s'engagent à traiter les cas de haine des Juifs au sein du parti, en adoptant la définition de l'IHRA dans son intégralité

Keir Starmer (à gauche) et Rebecca Long-Bailey du Parti travailliste britannique arrivant au bureau du cabinet pour les négociations sur le Brexit à Londres, le 9 avril 2019. (Niklas Halle'n/AFP)
Keir Starmer (à gauche) et Rebecca Long-Bailey du Parti travailliste britannique arrivant au bureau du cabinet pour les négociations sur le Brexit à Londres, le 9 avril 2019. (Niklas Halle'n/AFP)

Les principaux candidats à la direction du Parti travailliste britannique ont soutenu les propositions du Board of Deputies of British Jews visant à lutter contre l’antisémitisme au sein du parti.

Le Board of Deputies a publié dimanche ses « Dix promesses pour mettre fin à la crise de l’antisémitisme », dont il a dit qu’elles étaient nécessaires après que les relations entre les travaillistes et les Juifs britanniques aient été « presque détruites » sous la direction du chef du parti Jeremy Corbyn.

M. Corbyn, qui a été accusé de ne pas avoir traité des centaines d’incidents d’antisémitisme au sein du Parti travailliste, a déclaré qu’il démissionnerait de son poste de chef du parti après que ce dernier eut connu le mois dernier sa pire performance électorale aux élections générales depuis les années 1930.

Parmi ceux qui cherchent à remplacer Corbyn et qui ont soutenu les promesses, on trouve Rebecca Long-Bailey, Emily Thornberry et Keir Starmer, selon le Guardian. Tous les trois étaient membres du cabinet fantôme.

Les candidats à la direction Lisa Nandy et Jess Phillips ont également appuyé les promesses, tout comme les candidats à la direction adjointe Rosena Allin-Khan et Ian Murray.

Les engagements comprennent une promesse de résoudre les cas en suspens impliquant des accusations de sectarisme anti-juif contre des membres du parti, ainsi que d’adopter la définition de l’antisémitisme « sans réserve » de l’Alliance internationale pour la mémoire de l’Holocauste, [International Holocaust Remembrance Alliance – IHRA].

Le Parti travailliste a adopté la définition en 2018, alors que les critiques se multipliaient sur sa façon de traiter l’antisémitisme dans ses rangs, mais il a ajouté une clause de « liberté d’expression » sur Israël, attirant encore plus l’attention des organisations juives.

Starmer, considéré comme le premier dans la course au remplacement de Corbyn, a promis samedi de mener la lutte contre l’antisémitisme rampant au sein du parti.

S’exprimant sur la radio de la BBC, Starmer a dit « Nous aurions dû faire plus sur l’antisémitisme. Si vous êtes antisémite, vous n’avez rien à faire dans le Parti travailliste. Ce n’est pas compliqué. »

Starmer a déclaré que lors de discussions internes, il avait préconisé l’expulsion automatique des personnes reconnues coupables d’antisémitisme.

Dans une entrevue accordée dimanche à Sky News, Long-Bailey a pointé du doigt Corbyn pour ne pas avoir abordé la question.

« Il porte une responsabilité personnelle et il s’est excusé, et je pense que tout politicien travailliste qui dirige le Parti travailliste devrait s’excuser à nouveau pour ce qui s’est passé parce que c’était inacceptable », a-t-elle déclaré.

Au cours de l’interview, Mme Long-Bailey a déclaré que le parti doit « travailler sans relâche et de façon très énergique… pour réparer nos relations avec la communauté juive ».

Le chef du Parti travailliste, Jeremy Corbyn, quitte son domicile à Islington, au nord de Londres, le 16 décembre 2019. (Isabel Infantes/PA via AP)

Les Juifs britanniques ont déserté le parti en masse pendant les élections de décembre parce qu’ils estimaient que le Labour était devenu institutionnellement antisémite sous la direction de Corbyn, un politicien pro-palestinien qui a été élu pour diriger le parti en 2015.

Ses liens avec les membres des groupes terroristes du Hamas et du Hezbollah et les photos de lui déposant une gerbe sur la tombe d’un terroriste palestinien ont également suscité l’inquiétude des Juifs britanniques et des Israéliens, qui craignaient que l’État juif ne perde son alliance étroite avec le Royaume-Uni si Corbyn remportait les élections.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...