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George Soros passe la main à son fils Alexander

Cible d'attaques antisémites, le philanthrope a consacré son argent à la défense de ses idées, des droits des minorités et des réfugiés à la liberté d'expression

Le philanthrope Alex Soros le 4 juin 2013 à New York. (Crédit : Ben Gabbe/Getty Images)
Le philanthrope Alex Soros le 4 juin 2013 à New York. (Crédit : Ben Gabbe/Getty Images)

Le milliardaire et philanthrope juif américain George Soros est en train de donner le contrôle de son empire à son fils Alexander Soros, qui veut notamment lutter contre la possibilité d’un retour de Donald Trump au pouvoir, selon le Wall Street Journal (WSJ).

Détesté des ultra-conservateurs, cible régulière d’attaques aux relents antisémites, George Soros a commencé à créer dans les années 1980 un réseau de fondations (« Open society foundations » ou OSF) qui investit dans le monde entier en faveur de diverses causes, des réformes de l’économie et de la justice, aux droits des minorités et des réfugiés et à la liberté d’expression.

A 92 ans, il a entrepris de passer les rênes de son organisation à l’un de ses fils, Alexander, 37 ans.

Dans une interview au WSJ publiée dimanche, ce dernier explique qu’il est « plus politique » que son père et qu’il s’inquiète à l’idée que l’ancien président républicain Donald Trump puisse être réélu à la Maison blanche en 2024.

« J’aimerais beaucoup que l’argent ne joue pas un rôle aussi important en politique, mais tant que l’autre côté le fait, nous allons devoir continuer à le faire aussi », a-t-il dit au quotidien économique.

Sous sa direction, l’OSF devrait continuer dans la même voie – soutien aux démocraties, à des personnalités politiques de la gauche américaine, etc. – mais aussi y ajouter d’autres causes comme le droit à l’avortement ou l’égalité des sexes.

Portrait de George Soros pour le film Soros. (Autorisation : Vital Pictures)

Alexander Soros a été élu président du conseil d’administration des fondations en décembre et dirige désormais les activités politiques rassemblées au sein du « super PAC », structure qui verse des fonds aux campagnes de candidats politiques.

C’est le seul membre de la famille à faire partie du comité d’investissement du Soros Fund Management, la firme qui supervise les fonds, selon le WSJ.

L’essentiel des 25 milliards de dollars dont elle est dotée iront à l’OSF dans les années qui viennent et 125 millions de dollars ont été mis de côté pour le super PAC.

Le jeune Soros a précisé vouloir s’impliquer plus aux Etats-Unis que son père. Il soutient des programmes encourageant les électeurs latinos et afro-américains à voter, et appelle les élus démocrates à mieux communiquer.

« Notre camp doit se montrer plus patriotique et inclusif », a-t-il ainsi déclaré. « Ce n’est pas parce que quelqu’un vote pour Trump qu’il est perdu ou raciste. »

D’abord connu pour ses talents d’investisseur et de spéculateur, George Soros a consacré son argent à la défense de ses idées, de la lutte contre l’apartheid en Afrique du Sud au soutien de militants pour la démocratie dans des dictatures.

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