Gett et Juno unissent leur forces
Rechercher

Gett et Juno unissent leur forces

L'achat à 200 millions de dollars permettra aux deux sociétés de transport israéliennes de rivaliser avec Uber et Lyft à New York

Un Gett Taxi à Tel Aviv. Illustration. (Crédit : autorisation)
Un Gett Taxi à Tel Aviv. Illustration. (Crédit : autorisation)

Gett, la société de covoiturage israélienne, et Juno, une autre application de transport basée en Israël, ont annoncé mercredi leur fusion.

« Excité d’annoncer que Gett et Juno unissent leurs forces aux Etats-Unis pour rassembler deux entreprises qui traitent mieux les chauffeurs », a publié Gett sur Twitter.

Cette mesure permettra à ces deux sociétés de rivaliser avec le géant Uber, qui a récemment fait l’objet de scandales, ainsi qu’avec Lyft, dans le très compétitif marché du transport à New York.

Les entreprises n’ont pas dans l’immédiat dévoilé les termes de leur accord, mais le site d’information TechCrunch a annoncé que Gett avait payé 200 millions de dollars pour Juno, qui a été lancé à New York l’année dernière.

Gett a levé quelque 640 millions de dollars, dont 300 millions de dollars d’investissement l’année dernière quand il a conclu un partenariat stratégique avec Volkswagen.

Times Square, à New York. Illustration. (Crédit : Jean-Christophe Benoist/CC BY 3.0/WikiCommons)
Times Square, à New York. Illustration. (Crédit : Jean-Christophe Benoist/CC BY 3.0/WikiCommons)

Gett, anciennement GetTaxi, se définit comme une société de mobilité à la demande, et propose des services de covoiturage dans plus de 80 villes du monde, notamment Londres, Moscou et New York. L’application de taxi Juno n’est active qu’à New York. Uber propose ses services dans des centaines de villes du monde et vaudrait 60 milliards de dollars. De son côté, Lyft est disponible dans des dizaines de villes américaines.

Uber a fait l’objet de scandales et de mauvaise presse ces derniers mois, notamment à cause de plaintes de sexisme sur le lieu de travail, maltraitance des chauffeurs, comportement abusif de la part du PDG Travis Kalanick, ainsi que des pratiques commerciales agressives, notamment lorsqu’il demandait à ses employés de réserver et d’annuler des milliers de courses auprès de chauffeurs Lyft.

Les rivaux d’Uber voient une opportunité d’exploiter les récents problèmes de la société. L’acquisition de Juno par Gett pourrait placer la société en meilleure position et lui permettre de rivaliser avec Uber à New York, bien qu’Uber contrôle toujours la majorité du marché international.

Juno a été fondé en 2016 par son PDG Talmon Marco, créateur de l’application de communication Viber, qui a été vendue à la société japonaise Rakuten pour 900 millions de dollars en 2014. À l’époque, c’était le rachat le plus important d’une société high-tech par une firme asiatique.

Dès le départ, Juno s’est positionné comme une alternative plus conviviale qu’Uber, qui était déjà connu pour ses mauvais traitements aux chauffeurs. Son slogan ? « Juno traite mieux ses chauffeurs, les chauffeurs vous traitent mieux ».

La société, qui a des bureaux en Israël, à New York et en Europe, propose une plate-forme d’aide disponible 24 heures sur 24, 7 jours sur 7 pour ses chauffeurs comme pour ses clients. Elle prélève une commission inférieure à ses rivaux pour chaque course, et propose aux chauffeurs des actions dans la société.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...