Geula Cohen, combattante et ex-députée du Likud, décède à 93 ans
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Geula Cohen, combattante et ex-députée du Likud, décède à 93 ans

Netanyahu et Rivlin ont salué la mémoire de l'ancienne membre des mouvements Etzel et Lehi devenue politicienne, fervente opposante à la cession de territoires capturés en 1967

Geula Cohen, à son domicile de Jérusalem, le 24 mai 2011.(Crédit : Nati Shohat/FLASH90)
Geula Cohen, à son domicile de Jérusalem, le 24 mai 2011.(Crédit : Nati Shohat/FLASH90)

Geula Cohen, une combattante de l’ère pré-étatique, députée expérimentée, militante politique de droite et mère de l’actuel ministre du Likud Tzachi Hanegbi, est décédée mardi à l’âge de 93 ans.

Le président Reuven Rivlin a ouvert le bal des hommages à Cohen, qui a été députée pendant 19 ans et lauréate du Prix Israël, la plus haute distinction civile, pour ses contributions à la société israélienne. Il a décrit son décès comme un « chagrin national ».

« Le feu qui brûlait en Geula s’est éteint cette nuit », a dit Rivlin, évoquant le souvenir d’une « combattante israélienne pour la liberté, au sens plein du terme, qui a été une inspiration pour moi et pour nous tous ».

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a promis que sa voix « ne restera pas silencieuse ».

« Nous consacrerons le souvenir de sa grande lutte pour la liberté d’Israël, de son dévouement et de son amour pour la terre d’Israël », a-t-il dit.

Cohen est née à Tel Aviv en 1925. En 1942, elle a rejoint le mouvement secret Etzel pour combattre les Britanniques, avant de transiter vers le mouvement plus radical Lehi, aussi appelé le Stern Gang, où elle travaillait comme speakerine.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu,et le ministre Tzachi Hanegbi avec sa mère, l’ancienne députée Geula Cohen lors de l’investiture de la 21e Knesset, le 30 avril 2019. (Autorisation)

Elle a été capturée par les Britanniques en 1964 et condamnée à 7 ans de prison, mais a réussi à s’enfuir un an plus tard.

Après la création de l’Etat d’Israël en 1948, elle a travaillé comme journaliste et a intégré la vie politique en rejoignant le Likud. Elle est entrée à la Knesset en 1973.

Cohen est connue pour sa fervente opposition à la cession de terres capturées pendant la guerre des Six jours en 1967. Elle était opposée à l’accord de paix avec l’Egypte, en 1979 à Camp David, qui comprenait la cession du Sinaï, même si cet accord avait été conclu par Menachem Begin, de son propre parti.

Après Camp David, elle s’est séparée de Begin pour former le parti de droite Tehiya, qui est devenu un fervent défenseur des implantations israéliennes en Cisjordanie et dans la bande de Gaza.

Elle a été réélue à la Knesset à plusieurs reprises. Le parti Tehiya rejoignait les gouvernements dirigés par le Likud. En 1990, elle a été vice-ministre des Communications, avant de quitter la Knesset en 1992.

Elle a continué à s’opposer à tout retrait territorial, a fait campagne contre les accords d’Oslo dans les années 1990 et contre le désengagement de Gaza en 2005.

Son fils, Tzachi Hanegbi, est une figure du Likud et est actuellement ministre du Développement régional.

« Jusqu’à son dernier jour, elle s’est battue pour garder le foyer national entier, pour l’unité de la nation et pour le rassemblement des exilés, mais elle n’a jamais cessé d’être une mère et une grand-mère aimante et aimée », a déclaré Hanegbi. « Sa disparition se fera ressentir non seulement dans la famille, mais dans le cœur du peuple pour lequel elle s’est battu, et qui lui a rendu son amour. »

Après l’annonce de sa mort, certains membres de la gauche politique lui ont également rendu hommage.

« Geula Cohen était une opposante idéologique, mais je l’admirais pour son adhésion inébranlable à sa vision du monde », a déclaré Amir Peretz, chef du parti travailliste.

Cohen sera enterrée jeudi sur le mont des Oliviers à Jérusalem.

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