Golan : Huit vautours empoisonnés, un « coup mortel » à la population locale
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Golan : Huit vautours empoisonnés, un « coup mortel » à la population locale

Selon les responsables, ces morts ont réduit de moitié la population de l'espèce dans la zone dans un contexte d'efforts de préservation minutieux

Un vautour empoisonné est pris en charge sur le plateau du Golan, le 10 mai 2019 (Capture d'écran :  YouTube)
Un vautour empoisonné est pris en charge sur le plateau du Golan, le 10 mai 2019 (Capture d'écran : YouTube)

Huit vautours ont été retrouvés morts sur le plateau du Golan, vendredi matin, empoisonnés. Deux autres ont été pris en charge par les vétérinaires pour être soignés pour la même raison – un incident considéré comme dévastateur pour l’espèce dans la région.

L’Autorité israélienne de la Nature et des parcs a fait savoir qu’elle avait ouvert une enquête. « C’est une affaire grave et nous allons tout faire pour trouver les responsables de cet empoisonnement et les traîner en justice », a-t-elle noté dans un communiqué.

Shaul Goldstein, chef de l’Autorité de la Nature et des parcs, a pour sa part évoqué « un coup mortel porté à cette population de rapaces ».

Les vautours avaient apparemment mangé la carcasse d’une vache qui avait été elle-même empoisonnée. Un renard et deux chacals ont également été retrouvés morts.

Selon les responsables, la mort des huit vautours a diminué de moitié la population déjà limitée de ces oiseaux.

Les carcasses de huit vautours retrouvées sur le plateau du Golan, le 10 mai 2019 (Crédit : Autorité israélienne de la nature et des parcs)

Selon le site d’information Walla, des empoisonnements répétés ont dévasté cette population de rapaces qui, il y a 13 ans, comptait environ 130 vautours.

Ces empoisonnements sont majoritairement attribués à des éleveurs locaux qui utilisent des moyens illégaux pour tenter d’éradiquer les prédateurs qui menacent leurs cheptels.

Les autorités ont déclaré que la mort de ces oiseaux en pleine période de reproduction était particulièrement dévastatrice, pouvant entraîner la perte d’œufs et des oisillons laissés sans parents.

Ces dernières années, l’Autorité de la Nature et des parcs avait pris des initiatives pour maintenir et renforcer la population de vautours locale, notamment en important des oiseaux de Syrie.

En 2016, des Casques bleus de l’ONU avaient aidé au retour d’un vautour capturé au Liban parce que soupçonné d’espionnage pour Israël.

L’Autorité israélienne des parcs et de la nature avait alors parlé « d’une discrète opération avec les Libanais et avec l’assistance des forces de l’ONU ».

« Cet empoisonnement à grande échelle est un vrai coup qui nous est porté », a fait savoir la clinique vétérinaire de la faune sauvage de Ramat Gan, qui dépend de l’Autorité, et qui a pris en charge l’un des rapaces empoisonnés.

« L’investissement dans chacun de ces vautours, qui commence au moment de la ponte des œufs dans les centres de reproduction des zoos jusqu’à ce qu’ils soient élevés et relâchés dans la nature demande de gros efforts… Nous espérons que les vautours malades se rétabliront rapidement et qu’ils pourront retourner à la vie sauvage ».

L’AFP a contribué à cet article.

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