Goldknopf: les haredim ne cherchent pas l’exemption mais la préservation du statu quo
En plein tumulte autour de l'exemption militaire pour les haredim, le chef de Yahadout HaTorah tente d'expliquer l'importance de maintenir le statu quo religieux en vigueur depuis 76 ans
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Les partis ultra-orthodoxes – ou haredim – ne souhaitent pas faire adopter une « loi d’évasion », mais tentent plutôt de défendre le statu quo religieux en Israël depuis de nombreuses années, a déclaré lundi Yitzhak Goldknopf, chef du parti Yahadout HaTorah, aux députés.
« Nous ne voulions pas d’une ‘loi des déserteurs‘ ; nous voulions un arrangement permanent permettant aux étudiants à temps plein des yeshivot de poursuivre leurs études », a-t-il déclaré, reprenant un terme utilisé par les détracteurs des efforts des parlementaires haredim pour adopter une loi qui permettrait aux ultra-orthodoxes de continuer à se soustraire à la conscription militaire ou à tout autre service national.
De nombreuses familles ultra-orthodoxes, y compris la sienne, comptent des membres qui servent « en première ligne à Gaza », a déclaré Goldknopf aux députés de la commission de la Knesset, avant le vote prévu sur le remplacement du député Yuli Edelstein (Likud) à la tête de la très influente commission des Affaires étrangères et de la Défense. Cependant, ceux qui étudient à plein temps doivent « avoir la possibilité de bénéficier de l’arrangement en vigueur depuis 76 ans », a-t-il insisté.
« Il n’y a pas de vous et nous, nous sommes tous ensemble dans l’État d’Israël. Chacun sert sa patrie et chacun apporte sa contribution », a-t-il poursuivi, accusant les députés de l’opposition d’ignorer la contribution des haredim à la société et affirmant que l’État et le peuple d’Israël sont soutenus et protégés par l’étude intensive de la Torah.
« Vous ne reconnaissez pas du tout l’État. Vous méprisez le sionisme », a rétorqué le député Naor Shiri (Yesh Atid).
L’armée israélienne a fait état d’une pénurie d’effectifs et a déclaré avoir besoin de 12 000 nouveaux soldats, dont 7 000 qui seraient affectés aux unités de combat.
Actuellement, environ 80 000 hommes ultra-orthodoxes âgés de 18 à 24 ans sont éligibles au service militaire, mais ne se sont pas engagés, ce qui suscite un important ressentiment chez les Israéliens laïcs et chez les nationalistes religieux qui ont effectué plusieurs périodes de service dans la réserve au cours des conflits à Gaza, entre autres.
En 2024, seuls 2 700 haredim se sont enrôlés, soit bien moins que l’objectif de 4 800 fixé par Tsahal.
la Communauté du Times of Israël !







