Groupes terroristes : ceux qui brandissent des drapeaux seront poursuivis
Le procureur général a donné son accord pour cette directive mais ne souhaite pas y inclure l’OLP
Le procureur général Yehuda Weinstein a ordonné jeudi à la police de réprimer les citoyens israéliens qui agitent en public des drapeaux d’organisations qu’Israël juge terroristes.
La directive de Weinstein est venue suite à une demande de la députée Likud Miri Regev pour clarifier la politique de l’État contre ceux qui affichent les drapeaux d’organisations terroristes, comme l’État Islamique, ainsi que celui de l’Organisation de Libération de la Palestine.
Alors que Weinstein a émis un ordre d’interdiction contre les drapeaux de certaines organisations telles que « le Hamas, le Hezbollah, etc. », il a estimé que malgré le fait que l’OLP soit encore officiellement désignée comme une organisation terroriste, « en vue de la modification des relations entre l’OLP et Israël, ceux qui affichent le drapeau de l’OLP ne seraient pas l’objet de poursuites » selon une lettre diffusée par le sous-procureur général Raz Nazri.
Cependant, dans certaines situations où les sujets sont la solidarité avec les terroristes, ou le fait que l’affichage du drapeau de l’OLP puisse troubler la paix publique, écrit Nizri, alors les responsables de l’application de la loi devraient enlever les drapeaux et poursuivre les individus.
L’annonce a été faite dans la foulée de la désignation par le ministre de la Défense Moshe Yaalon de l’Etat islamique et de la filiale d’Al-Qaïda, les Brigades Abdallah Azzam comme des « organisations illégales».
Ce changement, recommandé par le Shin Bet, permet à Israël d’agir contre ces organisations en interdisant leurs rassemblements, leur recrutement, leur collecte de fonds et encore d’autres activités.
Mercredi soir, sur la Dixième chaîne, un extrait vidéo diffusé a montré un rassemblement de partisans de l’État Islamique sur le mont du Temple.
En mai, les participants à un cortège de mariage palestinien dans la Vieille Ville de Jérusalem avec l’autorisation de la police avaient affiché les drapeaux du Hezbollah, du Hamas et d’Al-Qaïda aux côtés de ceux de l’OLP, avait rapporté le site de news Walla.