Guerre en Iran: La Maison Blanche répond aux affirmations d’un responsable démissionnaire
Joseph Kent, directeur du Centre national antiterroriste américain (NCTC), a pris la décision de quitter l'administration Trump en raison de son opposition au conflit avec Téhéran - qui, selon lui, ne faisait pas peser une "menace imminente" sur les États-Unis
Jacob Magid est le correspondant du Times of Israël aux États-Unis, basé à New York.

Le président américain Donald Trump et la Maison Blanche ont répondu à Joseph Kent après que ce dernier a démissionné de son poste de directeur du Centre national antiterroriste américain (NCTC) en raison de son opposition à la guerre avec l’Iran qui, selon lui, ne faisait pas peser une « menace imminente » sur les États-Unis.
« J’ai toujours pensé que c’était un type sympa, mais j’ai aussi toujours pensé qu’il était très faible en matière de sécurité », a dit Trump aux journalistes qui étaient réunis dans le Bureau ovale.
« Quand j’ai lu sa déclaration, j’ai réalisé que c’était une bonne chose qu’il soit parti parce qu’il a dit que l’Iran n’était pas une menace. L’Iran était une menace… La question, c’est de savoir si on veut ou non faire quelque chose à ce sujet, et énormément de gens… ont estimé que le président devait éliminer l’Iran parce que les Iraniens veulent une arme nucléaire ».
De son côté, la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, s’est exprimée dans un post qui a été diffusé sur le réseau social X. Elle a, elle aussi, contesté le fait que le régime de Téhéran ne constituait pas une « menace imminente ».
« Comme le président Trump l’a clairement et explicitement déclaré, il disposait de preuves solides et convaincantes qui montraient que l’Iran allait attaquer les États-Unis en premier », a-t-elle écrit dans sa publication. « Ces preuves ont été compilées à partir de nombreuses sources. Le président Trump ne prendrait jamais la décision de déployer des moyens militaires contre un adversaire étranger sans fondement ».
Des responsables du Pentagone auraient déclaré aux dirigeants du Congrès, au début du mois, que les États-Unis n’avaient en réalité aucune information laissant penser qu’une frappe préventive était planifiée par l’Iran.
Affirmant que l’Iran est « le premier État au monde à soutenir le terrorisme », Leavitt a souligné les efforts livrés par Téhéran en faveur du développement de son programme de missiles, programme que le pays utilise « comme bouclier pour atteindre à terme son objectif ultime : l’arme atomique ».
« Le président Trump a finalement conclu qu’une attaque conjointe, lancée aux côtés d’Israël, réduirait considérablement le risque pour les vies américaines par rapport à ce qui pourrait se passer si le régime terroriste iranien devait frapper en premier, et qu’elle permettrait aussi de faire face à la menace imminente que représente l’Iran pour les intérêts de sécurité nationale des États-Unis », affirme-t-elle.
« C’est le commandant en chef qui détermine ce qui constitue ou non une menace dans la mesure où c’est lui qui est constitutionnellement habilité à le faire – et parce que le peuple américain s’est rendu aux urnes et qu’il lui a confié, à lui seul, le pouvoir de prendre ces décisions finales », a noté Leavitt.
« Enfin, l’allégation absurde qui laisse entendre que le président Trump aurait pris cette décision sous l’influence d’autres personnes, voire de pays étrangers, est à la fois insultante et risible. Le président Trump a fait preuve d’une remarquable cohérence et il affirme depuis DES DÉCENNIES que l’Iran ne doit JAMAIS posséder l’arme nucléaire », a-t-elle poursuivi.
Trump « cherche toujours à agir dans le meilleur intérêt des États-Unis d’Amérique – point final. L’Amérique d’abord, » a-t-elle conclu.







