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Hanegbi : les Palestiniens ne peuvent pas bloquer le transfert de l’ambassade américaine

"Que peuvent-ils bien faire ? Cela n'aura aucune conséquence", a déclaré le ministre de la Coopération régionale

Tzachi Hanegbi, alors ministre de la Coopération régionale, en décembre 2015. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Tzachi Hanegbi, alors ministre de la Coopération régionale, en décembre 2015. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Un ministre du Likud a déclaré lundi que les Palestiniens ne pourraient pas empêcher le prochain président américain Donald Trump de transférer l’ambassade des Etats-Unis en Israël de Tel Aviv à Jérusalem.

Les dirigeants palestiniens ont mis en garde Trump contre les conséquences qu’aurait le transfert de la représentation diplomatique américaine.

Mais le ministre de la Coopération régionale Tzahi Hanegbi a assuré lundi que les Palestiniens seraient impuissants.

« Que peuvent-ils bien faire ? Que peuvent-ils bien faire », a-t-il insisté devant la presse à Jérusalem, « cela n’aura aucune conséquence ».

Trump, qui prendra ses fonctions vendredi, a promis pendant sa campagne électorale de reconnaître Jérusalem comme la capitale d’Israël et de déplacer l’ambassade des États-Unis à Jérusalem.

Il romprait ainsi avec la politique historique des Etats-Unis qui est aussi celle de la très grande majorité de la communauté internationale et selon laquelle le statut de Jérusalem, également revendiquée par les Palestiniens comme capitale de leur futur état, doit se régler par la négociation.

Le secrétaire d'Etat américain John Kerry devant le Forum Saban à Washington, D.C., le 4 décembre 2016. (Crédit : Ralph Aswang, via JTA)
Le secrétaire d’Etat américain John Kerry devant le Forum Saban à Washington, D.C., le 4 décembre 2016. (Crédit : Ralph Aswang, via JTA)

Le secrétaire d’Etat américain sortant John Kerry a mis en garde contre le risque d’une « explosion absolue dans la région » en cas de déménagement. Son homologue français Jean-Marc Ayrault a dit dimanche que le transfert serait une « provocation » qui pourrait être « extrêmement lourde de conséquences ».

Du côté des Palestiniens, le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas a menacé de revenir sur la reconnaissance d’Israël par l’Organisation de libération de la Palestine, ce qui renverrait l’effort de paix plus de 20 ans en arrière.

Revenir sur cette reconnaissance, « cela ne relève pas de la menace », a répondu Tzahi Hanegbi, « ce serait comme se tirer une balle dans la tête » pour les Palestiniens.

Quant à un nouveau soulèvement populaire palestinien, « je ne crois pas qu’Abu Mazen [Mahmoud Abbas] ait intérêt à déclencher une intifada, je ne crois pas que les Palestiniens veuillent une nouvelle intifada », a dit Hanegbi.

Le statut de Jérusalem est l’une des questions les plus épineuses d’un règlement du conflit israélo-palestinien.

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