Haniyeh ordonne de ne pas commenter les manifestations anti-Sissi en Egypte
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Haniyeh ordonne de ne pas commenter les manifestations anti-Sissi en Egypte

Le message envoyé par le chef du Hamas survient après une amélioration récente des liens entretenus avec l'Egypte par le groupe terroriste de Gaza

Le chef du Hamas, Ismail Haniyeh, à droite, avec le ministre égyptien des Renseignements, Khalid Fawzi, dans les bureaux de Haniyeh dans la ville de Gaza, le 3 octobre 2017. (Crédit : Mahmud Hams/AFP)
Le chef du Hamas, Ismail Haniyeh, à droite, avec le ministre égyptien des Renseignements, Khalid Fawzi, dans les bureaux de Haniyeh dans la ville de Gaza, le 3 octobre 2017. (Crédit : Mahmud Hams/AFP)

Le chef du Hamas, Ismail Haniyeh, a ordonné aux hauts-responsables du groupe terroriste de Gaza de ne pas commenter les rares manifestations qui ont eu lieu en Egypte, vendredi, contre le président Abdel Fattah el-Sissi.

Haniyeh a envoyé un message audio aux leaders du Hamas en leur demandant de ne commenter « aucune affaire liée à l’Egypte ».

« Tout le monde doit obéir et promettre cela », a-t-il dit dans son message, selon le site d’information israélien Ynet.

Le Hamas et l’Egypte oeuvrent, ces dernières années, à réparer les liens qui les unissait et qui s’étaient dégradés suite au coup d’Etat qui a placé Sissi au pouvoir, en 2013.

Le Hamas, qui entretient des liens historiques avec les Frères musulmans égyptiens, avait des relations chaleureuses avec le président Mohammed Morsi, une personnalité des Frères musulmans renversée par l’armée après une année clivante passée au pouvoir.

Le gouvernement égyptien avait resserré un blocus israélo-égyptien sur l’enclave côtière dirigée par le Hamas peu après, mais il y a eu depuis des signes de dégel des relations.

Hamas PM Ismail Haniyeh (left) during a meeting with Egyptian president Mohammed Morsi in Cairo, July 26 (photo credit: Mohammed al-Ostaz/Flash 90)
Ismail Haniyeh (g) lors d’un meeting avec Mohammed Morsi au Caire, en 2012 Crédit : Mohammed al-Ostaz/Flash 90)

Hosni Mubarak, dirigeant égyptien de longue date dont la destitution avait entraîné l’ascension de Morsi au pouvoir au cours des premières et uniques élections présidentielles, avait clamé que le Hamas avait lancé des centaines de combattants de l’autre côté de la frontière avec Gaza pendant le soulèvement de 2011.

Le Hamas avait démenti cette affirmation.

Pendant la plus grande partie de la dernière décennie, l’Egypte a été un partenaire d’Israël dans le blocus imposé à la bande de Gaza, gouvernée par le Hamas. Israël maintient ce blocus pour empêcher le Hamas, qui s’est ouvertement engagé à détruire l’Etat juif, d’importer des armes.

L’Egypte s’est récemment rapprochée du Hamas et a tenté en vain de le réconcilier avec le Fatah, le parti politique du président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas qui avait été violemment éjecté de la bande de Gaza par le groupe terroriste islamiste en 2007.

Le Caire a également servi d’intermédiaire déterminant entre Israël et le Hamas dans le cadre des éclats de violence sporadiques entre les deux parties depuis le début, en mars 2018, des manifestations souvent violentes qui sont organisées le long de la frontière de la bande de Gaza.

Au début de l’année, l’Egypte aurait accepté de rouvrir en permanence le poste-frontière de Rafah avec Gaza en échange d’une baisse des affrontements du Hamas avec les troupes israéliennes, le long de la frontière.

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