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Haut responsable : Les cas graves de COVID mettront les hôpitaux en difficulté

Selon lui, les hôpitaux devront réduire les traitements et les interventions chirurgicales non essentiels au cours des trois prochaines semaines pour faire face à l'afflux attendu

Le fils d'un patient diagnostiqué positif au COVID-19 prie en lisant des psaumes à côté du lit de son père hospitalisé dans un service de coronavirus de l'hôpital Shaare Zedek, le 20 janvier 2022. (Olivier Fitoussi/Flash90)
Le fils d'un patient diagnostiqué positif au COVID-19 prie en lisant des psaumes à côté du lit de son père hospitalisé dans un service de coronavirus de l'hôpital Shaare Zedek, le 20 janvier 2022. (Olivier Fitoussi/Flash90)

Dimanche, un haut responsable du ministère de la Santé a prévenu que le variant Omicron de la COVID-19 continuera d’entraîner une augmentation du nombre de patients gravement malades, mettant les hôpitaux du pays à rude épreuve et les obligeant à réduire les interventions et autres traitements non-essentiels.

Bien que la vague d’infections virales alimentée par Omicron, une mutation hautement contagieuse, a montré des signes d’essoufflement, le nombre de patients gravement malades a continué d’augmenter. Le fonctionnaire anonyme a déclaré qu’il faudra quelques semaines pour que la baisse constante des infections entraîne la diminution du nombre de patients gravement malades, qui continuera d’augmenter à court terme.

Selon lui, pour pouvoir répondre à l’afflux attendu, les établissements de santé doivent réduire les traitements non-urgents et les procédures chirurgicales au cours des trois prochaines semaines.

« Il y aura encore deux ou trois semaines difficiles dans les hôpitaux », a déclaré le fonctionnaire anonyme à la Douzième chaîne. « J’estime que nous ne dépasserons pas les 1 300 patients gravement malades, mais la vérité est que même si le nombre est plus élevé, nous ne disposons pas pour l’instant des véritables outils susceptibles d’arrêter une telle hausse et, par conséquent, nous n’avons pas de ligne rouge ».

« La seule façon de faire face à une augmentation du nombre de malades graves est de réduire les interventions chirurgicales et les traitements non-essentiels dans les hôpitaux, malgré les conséquences graves pour les personnes prises en charge car nous n’avons pas le choix », a-t-il déclaré.

Un patient COVID au service coronavirus de l’hôpital Hadassah Ein Kerem reçoit un appel d’un membre de sa famille, le 27 décembre 2021. (Olivier Fitoussi/Flash90)

Le fonctionnaire s’est montré optimiste en constatant que l’augmentation du nombre de patients gravement malades devrait ralentir dans un avenir proche, parallèlement à une baisse constante du nombre de médecins et d’infirmières en quarantaine pour cause d’infection.

Le nombre d’employés du secteur médical en isolement a été un défi majeur pour les hôpitaux pendant la vague actuelle, ce qui a eu un impact sur leur capacité à maintenir les activités en cours.

Les chiffres du ministère de la Santé publiés dimanche soir montrent que 1092 patients atteints d’une infection virale sont dans un état grave. Parmi eux, 333 sont considérés comme étant dans un état critique.

7 576 membres du personnel médical sont en quarantaine, dont 1 078 médecins et 2 493 infirmières. Dans l’ensemble, la capacité d’accueil des 22 principaux hôpitaux et centres médicaux du pays est de 72,1 %. Cependant, les patients gravement malades de la COVID nécessitent un nombre relativement important de personnel médical par patient, ce qui rend leur traitement plus difficile pour les hôpitaux.

Alors que le nombre de patients gravement malades est passé de 101 au début du mois à plus d’un millier actuellement, le nombre de cas quotidiens a rapidement diminué, passant de plus de 80 000 la semaine dernière à 51 702 ce dimanche.

Le pays comptait 441 148 cas actifs de virus ce dimanche.

Avec le décès de 20 personnes supplémentaires, le bilan depuis le début de la pandémie, début 2020, s’élève à 8 725 personnes.

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