Hébron: Palestiniens en grève et heurts avec l’armée contre le plan de logements
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Hébron: Palestiniens en grève et heurts avec l’armée contre le plan de logements

Commerces, cafés et écoles fermés après l'appel du Fatah à manifester contre le projet de doubler le nombre d'unités de logement des Israéliens dans la ville poudrière

Un manifestant palestinien lance un pneu lors d'affrontements avec les forces de sécurité israéliennes dans la ville de Hébron, au sud de la Cisjordanie, le 9 décembre 2019, au milieu d'une grève générale contre les activités de construction israéliennes. (HAZEM BADER / AFP)
Un manifestant palestinien lance un pneu lors d'affrontements avec les forces de sécurité israéliennes dans la ville de Hébron, au sud de la Cisjordanie, le 9 décembre 2019, au milieu d'une grève générale contre les activités de construction israéliennes. (HAZEM BADER / AFP)

Des magasins, des écoles et des bureaux sont restés fermés à Hébron, et de jeunes hommes se sont heurtés à des forces armées dans le centre-ville alors que les Palestiniens protestaient contre un projet visant à étendre les constructions juives dans la ville poudrière mardi.

Des photos publiées sur des plateformes de réseaux sociaux montraient des magasins et des écoles fermés et des rues avec peu de passants.

Le Fatah, le parti du président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, a appelé à la grève samedi.

L’objectif était de « faire face à l’offensive de colonisation visant la ville et sa vieille ville », selon le site officiel d’information de l’Autorité palestinienne Wafa.

La semaine dernière, le ministre de la Défense Naftali Bennett a déclaré qu’un ancien marché juif occupé par des Palestiniens à Hébron, fermé sur ordre des autorités israéliennes, serait converti en logements pour les Israéliens, ce qui pourrait doubler leur nombre dans cette ville.

Une photo prise le 9 décembre 2019 montre des magasins palestiniens fermés dans la ville de Hébron, au sud de la Cisjordanie, après que le parti politique palestinien du Fatah eut lancé une grève générale contre les activités de constructions israéliennes dans la région. (HAZEM BADER / AFP)

La grève a également été observée dans d’autres villes et villages de la région de Hébron.

Un habitant de Hébron, qui a parlé sous couvert d’anonymat, a dit avoir vu un groupe d’activistes avec leur visage couvert, s’assurant que les propriétaires de magasins fermaient leurs échoppes.

En début d’après-midi, des affrontements ont éclaté dans le centre de Hébron entre de jeunes Palestiniens et les forces de sécurité israéliennes. Des vidéos et des photos ont montré les Palestiniens allumant des pneus en feu et lançant des pierres sur les forces de sécurité, qui ont répondu en tirant des gaz lacrymogènes.

Un manifestant palestinien donne un coup de pied dans un pneu en feu lors d’affrontements avec les forces de sécurité israéliennes dans la ville de Hébron, en Cisjordanie, le 9 décembre 2019, au cours d’une grève générale contre les activités de construction israéliennes. ( HAZEM BADER / AFP)

Des dizaines de Palestiniens ont été affectés par l’inhalation de gaz lacrymogène, selon un autre rapport de Wafa.

L’armée israélienne n’a pas répondu immédiatement à une demande de commentaires.

Des soldats israéliens s’affrontent avec des manifestants palestiniens dans la ville de Hébron, au sud de la Cisjordanie, le 9 décembre 2019, en pleine grève générale contre les activités de construction israéliennes. (HAZEM BADER / AFP)

Hébron abrite environ 1 000 habitants israéliens, qui vivent dans une série d’enclaves entourées par quelque 215 000 Palestiniens. Un grand nombre de forces de sécurité israéliennes protègent les résidents juifs dans la ville, qui est souvent le théâtre de violences.

Hébron est aussi le site du Tombeau des Patriarches que les Juifs vénèrent comme le lieu de sépulture des patriarches et des matriarches bibliques. Les Musulmans revendiquent ce site comme le leur, et l’appellent la Mosquée Ibrahimi.

L’ordre de M. Bennett a été donné deux semaines après que le secrétaire d’État américain Mike Pompeo eut déclaré que l’administration Trump ne considérait pas les implantations comme une violation de la loi internationale.

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