Henriette Cohen, doyenne française des rescapés d’Auschwitz, s’est éteinte
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Henriette Cohen, doyenne française des rescapés d’Auschwitz, s’est éteinte

Âgée de 101 ans, elle a survécu à l’enfer nazi et à la marche de la mort de janvier 1945, ne pesant plus que 35 kilos à sa libération

Henriette Cohen. (Crédit photo : centenairesfrancais.wordpress.com)
Henriette Cohen. (Crédit photo : centenairesfrancais.wordpress.com)

Ce 24 juin, Henriette Cohen, doyenne des rescapés d’Auschwitz, s’est éteinte à l’âge de 101 ans à Marseille, a annoncé le journal local La Provence.

L’inhumation a eu lieu mardi 25 juin dans l’intimité familiale.

Née à Marseille le 17 août 1917, Henriette Cohen a été raflée par la Gestapo en mai 1944 à proximité de Salon-de-Provence alors qu’elle avait 27 ans. Elle était accompagnée de sa belle-mère, Rosine Cohen.

Sa fille ainée, Monique, avait alors 3 ans ; la seconde, Nicole, était âgée de 14 mois. Ayant été prévenue, elle est parvenue à cacher les deux enfants ainsi que sa mère dans une ferme avant l’arrivée des nazis. Après la guerre, les paysans seront reconnus Justes parmi les nations.

Moins d’un mois plus tard, toujours accompagnée de sa belle-mère, Henriette Cohen était déportée de Drancy à Auschwitz, où elle a reçu le numéro – et le tatouage – « A8541 ». Dès leur arrivée, sa belle-mère a été gazée. Henriette a elle été envoyée aux travaux forcés.

Elle a finalement survécu à l’enfer nazi et à la marche de la mort de janvier 1945, ne pesant plus que 35 kilos à sa libération.

Elle a pu retrouver sa famille – qui ne l’a pas reconnue – et s’est plus tard décidée à témoigner de l’enfer des camps, notamment auprès des  jeunes « pour que personne ne puisse nier » la Shoah. Elle a eu quatre autres enfants, treize petits-enfants et trente-quatre arrière-petits-enfants.

L’AFP a contribué à cet article.

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