Herzliya : la communauté française se bat contre la fermeture de sa synagogue
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Herzliya : la communauté française se bat contre la fermeture de sa synagogue

Le 8 août, la communauté des francophones d’Herzliya organise une manifestation à Kikar Shalit afin de protester contre la fermeture de la synagogue Ahavat Israel

L’entrée de la synagogue Ahavat Israel, située au 90 rue Wingate, à Herzliya. (Capture d’écran Google Maps)
L’entrée de la synagogue Ahavat Israel, située au 90 rue Wingate, à Herzliya. (Capture d’écran Google Maps)

Le 8 août prochain, la communauté des francophones de la ville d’Herzliya organise une manifestation à Kikar Shalit afin de protester contre la fermeture de la synagogue Ahavat Israel, située au 90 rue Wingate. Une pétition a également été lancée.

L’évènement du 8 août aura pour but d’appeler le maire Moshe Fadlon à maintenir l’autorisation d’opérer pour la synagogue. Le mouvement entendra également inciter le responsable de la ville à « [prendre] en charge la construction [d’un] centre communautaire sur un terrain adjacent à [la] synagogue ».

« La protestation a démarré après que le sous-comité de la planification et de la construction a de nouveau rejeté une demande d’approbation exceptionnelle du bâtiment » de la synagogue, lit-on dans le communiqué des organisateurs de la manifestation. Par conséquent, ces derniers tentent d’empêcher une ordonnance d’expulsion qui devrait être bientôt rendue. La synagogue – une maison privée qui a été transformée ainsi – accueille des membres de la communauté des immigrants français, ainsi que des résidents non immigrants.

Sur la pétition, la communauté s’inquiète : « Notre lieu de prière va être détruit, notre synagogue, qui accueille 5 offices par jour et où nous célébrons plus de 50 mariages, bar mitzva et brit mila par an. Notre lieu d’étude ou plus de 150 personnes étudient chaque semaine jour et nuit va être détruit. Notre mikve, le seul pour hommes à Herzliya, va être détruit. »

David Dahan, président de la communauté des immigrés français, est à la tête du mouvement de protestation. Il affirme « que la municipalité et son service technique posent des problèmes et créent des obstacles bureaucratiques inexpliqués quant à la poursuite du fonctionnement de la synagogue et à la délivrance d’autorisations visant à réglementer la synagogue dans l’espace public ».

En signe de protestation contre la fermeture de la synagogue, le député français Meyer Habib, représentant des citoyens français de la 8e circonscription, qui comprend Israël, a adressé une lettre au maire, qu’il a également envoyée au Premier ministre Benjamin Netanyahu, au ministre de l’Intérieur Aryeh Deri et au ministre de l’Immigration Yoav Galant.

Dahan affirme que « la plus grande absurdité est que Yael German, membre de la Knesset et ancienne maire de la ville, connue comme étant laïque et libérale, nous a acceptés à Herzliya de la plus belle manière et nous a permis de prier à cet endroit. Moshe Fadlon retarde l’octroi de permis pour l’attribution d’un espace public dans le quartier pour la construction d’une synagogue permanente. Ceci pourrait être la première fermeture d’une synagogue en activité depuis 1948 ; le gouvernement israélien ne peut laisser cela se produire ».

Sur leur pétition, les organisateurs ajoutent : « Nous ne devons pas accepter la fermeture d’une synagogue active – ni à Paris, ni à Londres, ni à Tel Aviv, ni à Herzliya. Il en va du devoir de chaque Juif, religieux, non religieux, Israélien, Français, Américain, Ashkénaze, Séfarade, Ukrainien, Marocain, Polonais… »

Fondé il y a 10 ans, le projet « Ahavat Israel » a pour but « de faciliter l’intégration des immigrés en Israël », explique le communiqué. « Le centre accueille de nouveaux immigrants venus de France et leur fournit une assistance dans tous les aspects de l’intégration dans la société israélienne. »

« Il est important de noter qu’il ne s’agit pas d’une communauté ultra-orthodoxe, mais bien de personnes qui contribuent au pays, d’universitaires, d’hommes d’affaires et de volontaires pour la plupart d’entre eux qui souhaitent simplement préserver la tradition comme ils le faisaient en France. »

A l’heure actuelle, des représentants de la communauté tentent d’obtenir une rencontre avec le maire afin de le persuader de faire progresser la transformation de la synagogue.

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