Herzog : Nous devons entrer au gouvernement pour donner une chance à la paix
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Herzog : Nous devons entrer au gouvernement pour donner une chance à la paix

Le chef de l’opposition a été enregistré lors d’une rencontre avec les membres du parti où il explique pourquoi il pense que le parti Travailliste devrait entrer dans le gouvernement

Le dirigeant de l'Union sioniste, le député Isaac Herzog, au congrès du groupe à Tel Aviv, le 8 novembre 2015. (Crédit : Tomer Neuberg/Flash90)
Le dirigeant de l'Union sioniste, le député Isaac Herzog, au congrès du groupe à Tel Aviv, le 8 novembre 2015. (Crédit : Tomer Neuberg/Flash90)

« Je vois une opportunité régionale, une rare chance diplomatique que nous n’aurons peut-être plus à nouveau, peut-on l’entendre dire. Je ne dis pas cela pour rien. Je parle en connaissance de cause. C’est plus compliqué que jamais, il y a beaucoup d’éléments qui rentrent en jeu, je ne sais pas si cela aura lieu, mais il est possible que ça ne puisse avoir lieu qu’avec un changement dans la composition du gouvernement. Et si nous pouvons parler avec Abbas, nous pouvons parler avec Netanyahu. »

L’article ne précise pas la date de l’enregistrement.

La chaîne ajoute que le Premier ministre Benjamin Netanyahu et Herzog travaillent actuellement à un accord commun pour réduire le nombre de constructions en Cisjordanie dans le cadre de l’accord, même si la décision devrait surtout être symbolique.

Yachimovich : c’est notre travail de dire à Herzog qu’il ne peut pas rejoindre la coalition

L’ancienne dirigeante du parti d’opposition, le Parti travailliste, a critiqué samedi son successeur parce qu’il cherche à rejoindre le gouvernement de Netanyahu, et a juré de l’empêcher de le faire.

Isaac Herzog « voudrait vraiment rejoindre la coalition, a déclaré Shelly Yachimovich. C’est notre travail de lui dire qu’il ne peut pas. »

Yachimovich, qui a accusé la semaine dernière de « ramper » vers le gouvernement, a déclaré à la Deuxième chaîne qu’il « avait tous les droits de négocier » pour rejoindre la coalition, « mais il n’a pas le droit de jeter notre idéologie […] et toutes les promesses que nous avons faites au peuple » pour servir de « sous-traitant » au Premier ministre Benjamin Netanyahu.

Plus tard samedi, Herzog avait déclaré à des douzaines de jeunes militants travaillistes qui manifestaient devant sa maison contre l’idée d’un gouvernement d’unité qu’il était « ravi de voir » que le parti avait de jeunes membres énergiques. Il a souligné que les « jeunes gardes » travaillistes s’étaient toujours opposés aux gouvernements d’unité.

S’il lui était présenté une proposition qui permettrait au parti de « tenir le volant » de la coalition, il la « considèrerait sérieusement », et la présenterait aux institutions concernées du parti pour un débat, a déclaré Herzog.

Les remarques de Yachimovich sont venues conclure une journée pendant laquelle plusieurs députés de l’opposition avaient rejeté l’idée de rejoindre la coalition, caractérisant la perspective d’un gouvernement d’unité d’ « improbable », « hors de propos » ou de « trahison ».

Le député Eitan Cabel, membre clé de l’Union sioniste qui préside la commission de l’économie de la Knesset, a déclaré qu’il ne rejoindrait pas un gouvernement d’unité dirigé par le Premier ministre. « A ce moment, les chances d’établir un gouvernement d’unité sont faibles », a-t-il déclaré pendant un évènement culturel organisé à Rishon Lezion. « A moins qu’il n’y ait un changement de représentation du visage du pays, je ne le rejoindrais pas, et je pense qu’Herzog non plus. »

Cabel, perçu comme un adversaire possible d’Herzog pour la direction du Parti travailliste, qui forme, avec le parti Hatnua de Tzipi Livni, l’union sioniste, a été catégorique dans son opposition à une coalition d’unité avec le Likud. Pendant un entretien avec la radio militaire la semaine dernière, Cabel a démenti l’existence de négociations de coalition, même si quelques heures auparavant, le Premier ministre avait confirmé que les deux partis tenaient des discussions à un stade avancé.

Le député de Yesh Atid, Yaakov Peri, qui lit une histoire traduite en hébreu de Shel Silverstein, The Giving Tree, aux enfants à la Knesset, le mardi 19 janvier 2016 (Crédit : Knesset)
Le député de Yesh Atid, Yaakov Peri, qui lit une histoire traduite en hébreu de Shel Silverstein, The Giving Tree, aux enfants à la Knesset, le mardi 19 janvier 2016 (Crédit : Knesset)

Le député du parti Yesh Atid Yaakov Peri a également rejeté pendant l’évènement de samedi l’idée que le parti centriste rejoigne une coalition dirigée par le Likud. « Rejoindre ce [gouvernement] n’est pas pertinent pour nous maintenant. En ce qui nous concerne, nous restons dans l’opposition », a-t-il dit.

Pendant un autre rassemblement culturel à Givatayim, le président du parti Yesh Atid, Yair Lapid, a déclaré que les rumeurs de négociation entre les deux partis démontraient l’approche erronée de « vieille politique » de Netanyahu.

« La semaine passée est un excellent exemple de pourquoi nous avons besoin d’une nouvelle réalité politique en Israël : le vieux style politique ne s’intéresse qu’à lui-même, à gagner des sièges, recevoir les honneurs et obtenir des postes à ses amis, a accusé Lapid. Ce n’est pas pour ça qu’est faite la politique. »

« Quand les politiciens s’occupent d’eux-mêmes toute la journée, ils finissent par traduire leur rôle fondamental », a-t-il dit.

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