H&M Israël dit avoir été visé par une cyber-attaque iranienne
Rechercher

H&M Israël dit avoir été visé par une cyber-attaque iranienne

Le groupe identifié sous le nom de N3tw0rm menace de divulguer les données des clients si ses demandes de rançon ne sont pas satisfaites

Illustration. La vitrine d'un magasin de la société suédoise de vêtements H&M à Berlin, le 29 mars 2020. (Impair ANDERSEN / AFP)
Illustration. La vitrine d'un magasin de la société suédoise de vêtements H&M à Berlin, le 29 mars 2020. (Impair ANDERSEN / AFP)

Des pirates informatiques iraniens ont pris pour cible H&M Israël et menacent de rendre publiques les données de leurs clients, selon les rapports des médias israéliens dimanche.

Un groupe identifié comme N3tw0rm a prévenu qu’il pourrait divulguer 110 gigaoctets de données de H&M Israël si ses exigences, qui n’ont pas été rendues publiques, n’étaient pas satisfaites.

Plusieurs autres entreprises israéliennes, dont Veritas Logistic, ont récemment été visées par des cyberattaques similaires, selon les médias. Dans ce cas, les pirates ont demandé une rançon de 3 bitcoins (170 000 dollars), selon le quotidien Haaretz.

Les experts pensent que N3tw0rm est affilié au groupe Pay2Key, lié à l’Iran, qui a prétendu par le passé avoir violé le site de l’Israel Aerospace Industries et la société israélienne de cyber-sécurité Portnox. L’année dernière, le groupe de pirates a publié des documents relatifs à des entreprises utilisant les services de Portnox, dont Bezeq, Elbit, El Al, le fournisseur de soins de santé Clalit, et d’autres, selon le site d’information Ynet. Il s’agit de certaines des entreprises les plus importantes d’Israël.

La société israélienne de cyber-sécurité Check Point a lancé une mise en garde contre Pay2Key en novembre, après une série d’attaques contre des entreprises israéliennes. Le groupe de pirates installe un ransomware dans les réseaux de ses victimes, qui permet aux pirates de prendre le contrôle des données ou des systèmes, et menace de divulguer les données de l’entreprise, puis exige des bitcoins comme paiement de la rançon, selon l’avertissement. Check Point a retracé certaines des transactions jusqu’à un échange de bitcoins basé en Iran.

L’Autorité nationale de cybersécurité a averti que des attaques coordonnées contre Israël sont attendues cette semaine pour marquer la journée annuelle d’al-Quds en Iran et la fin du mois sacré musulman du Ramadan.

Ces actions, qui devraient avoir lieu autour du 7 mai et être coordonnées par des pirates informatiques anti-israéliens du monde entier sous la bannière « #OPJerusalem », viseront à diffuser des messages de propagande par le biais de la corruption de sites Web, de messages textuels et d’attaques visant à attirer l’attention du public, a déclaré l’Autorité nationale de cybersécurité dans un communiqué en avril.

Des manifestants iraniens brûlent les drapeaux israélien et américain lors du rassemblement annuel anti-Israël, la Journée mondiale d’Al-Quds, à Téhéran, en Iran, le vendredi 8 juin 2018. (AP Photo/Ebrahim Noroozi)

L’Iran a instauré la Journée d’al-Quds, ou Journée de Jérusalem, en 1979, année de la Révolution islamique. Cette journée est marquée par des discours et des événements anti-israéliens et par des menaces de « libération » de Jérusalem du contrôle israélien. Chaque année, l’Autorité nationale de cybersécurité met en garde contre les attentats attendus liés à cette journée.

Cette année, la journée tombe à proximité de la Journée de Jérusalem, célébrée le 10 mai, qui marque l’unification de la capitale pendant la guerre des Six Jours en 1967.

L’Autorité nationale de cybersécurité a noté que l’année dernière, des milliers de sites Web israéliens avaient été temporairement corrompus lors d’une attaque contre une société d’hébergement Web.

« On estime que cette année, il y aura des attaques visant non seulement des sites web, mais aussi des tentatives de causer des dommages aux systèmes d’information d’organisations israéliennes », prévient le communiqué.

Les tensions se sont accrues entre Israël et l’Iran, les deux pays s’accusant mutuellement d’attaques récentes contre leurs navires respectifs, qui ont fait des dégâts mais pas de blessés. En outre, l’Iran a accusé Israël d’être responsable d’une explosion survenue le mois dernier dans une installation nucléaire clé, qui aurait causé des dommages importants, mais sans faire de blessés, en mettant hors service les systèmes d’alimentation électrique.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...