Imad, Mohamed, Abel, Loïc, Jonathan, Gabriel, Arieh, Myriam : les victimes de Merah
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Imad, Mohamed, Abel, Loïc, Jonathan, Gabriel, Arieh, Myriam : les victimes de Merah

Il y a cinq ans, à Toulouse et Montauban, Mohamed Merah a ciblé l'armée et la communauté juive : sept victimes, dont trois enfants, ont péri du 11 au 19 mars 2012, une 8e est restée lourdement handicapée

Les portraits des sept victimes de Mohamed Merah pendant une cérémonie de commémoration organisée par le CRIF à Toulouse, le 19 mars 2014. (Crédit : Rémy Gabalda/AFP)
Les portraits des sept victimes de Mohamed Merah pendant une cérémonie de commémoration organisée par le CRIF à Toulouse, le 19 mars 2014. (Crédit : Rémy Gabalda/AFP)

Il y a cinq ans, à Toulouse et Montauban, Mohamed Merah a ciblé l’armée et la communauté juive : sept victimes, dont trois enfants, ont péri du 11 au 19 mars 2012, sous les balles du terroriste, une 8e est restée lourdement handicapée.

Les voici présentées par ordre chronologique :

Imad Ibn Ziaten, le militaire trouvé sur LeBonCoin

Peu avant son affectation à Paris, et après Haïti, la Côte d’Ivoire et le Darfour, le maréchal des logis chef d’origine marocaine, 30 ans, vend sa Suzuki 650 cm3. « Je suis militaire », a-t-il écrit sur son annonce.

Merah lui donne rendez-vous sur un parking de Toulouse, le 11 mars à 16h00.

Caméra GoPro vissée sur le casque et juché sur son scooter, Merah se fait confirmer : « t’es militaire ? », avant de lui intimer l’ordre de s’allonger. Son interlocuteur refuse, il abat le militaire d’une balle dans la tête. Ce musulman est inhumé au Maroc.

Sa mère, Latifa Ibn Ziaten, est devenue un symbole de la lutte contre la radicalisation.

Latifa Ibn Ziaten a créé l’association « Imad Ibn Ziaten pour la jeunesse et la paix » (Crédit : Facebook)
Latifa Ibn Ziaten a créé l’association « Imad Ibn Ziaten pour la jeunesse et la paix » (Crédit : Facebook)

Mohamed Legouad, le premier béret rouge assassiné

Agé de 23 ans, ce Français musulman d’origine algérienne était engagé depuis deux ans dans les « paras » quand le 15 mars, vers 14h00 à Montauban, il retire de l’argent au distributeur proche du 17e régiment du génie parachutiste.

Soldat de 1ère classe, ce soudeur de formation et ex-footballeur amateur est le premier à tomber sous les balles de Merah.

Hommage rendu à Lyon à Mohamed Legouad (portrait), victime de Mohamed Merah, en mars 2012. (Crédit : capture d'écran Dailymotion/Le Progrès)
Hommage rendu à Lyon à Mohamed Legouad (portrait), victime de Mohamed Merah, en mars 2012. (Crédit : capture d’écran Dailymotion/Le Progrès)

Abel Chennouf, caporal du 17e Régiment des ‘paras’

Après l’Afghanistan à combattre les talibans, ce sous-officier français catholique d’origine algérienne, âgé de 25 ans, se trouve en treillis à Montauban ce 15 mars, aux côtés de deux autres « bérets rouges », quand le « tueur au scooter » surgit et fait feu en criant « Allah Akbar ». Il est tué avec son copain Mohamed Legouad.

Loïc Liber, le ‘para’ resté tétraplégique

Soldat de 1ère classe de 27 ans, ce Guadeloupéen, électricien de formation, est le dernier à être fauché par Merah à Montauban. Il est touché au niveau des cervicales, alors qu’il tentait de se mettre à l’abri sous les coups de feu. Après une période d’amnésie, il est resté paralysé au terme d’une longue période d’hospitalisation.

Loïc Liber, soldat de 1ère classe de 27 ans, est resté paralysé au terme d'une longue période d'hospitalisation après avoir été visé par Mohammed Merah à Montauban, en mars 2012. (Crédit : capture d'écran YouTube/BFMTV)
Loïc Liber, soldat de 1ère classe de 27 ans, est resté paralysé au terme d’une longue période d’hospitalisation après avoir été visé par Mohammed Merah à Montauban, en mars 2012. (Crédit : capture d’écran YouTube/BFMTV)

Jonathan Sandler, professeur à l’école juive

Rabbin et professeur en religion, Jonathan Sandler, 30 ans, est abattu dans le groupe scolaire confessionnel Ozar HaTorah, rebaptisé Ohr Torah. La plupart des élèves étaient déjà réunis dans la salle de prières à la première rafale du mitrailleur de Merah.

Le père de famille, touché au ventre par les projectiles, s’écroule au pied de ses fils en tentant de les protéger des tirs. L’internat de l’école porte désormais le nom d’Ohr Netsah Yonathan.

Jonathan Sandler, shot to death Monday in Toulouse, France, pictured with his two slain sons and with his wife (who was not hurt in the attack). (photo credit: via Facebook)
Jonathan Sandler, avec ses deux fils assassinés par Mohammed Merah à Toulouse en mars 2012, et son épouse,qui n’a pas été blessée physiquement dans l’attaque. (Crédit : Facebook)

Ses deux enfants écoliers, Gabriel et Arieh Sandler

Devant le portail de l’établissement, Arieh, 5 ans, est le premier à succomber, mortellement touché presqu’en même temps que son père. Puis le tueur se dirige dans la cour de l’école et tire sur le petit Gabriel, 4 ans, qui rampe vers son père et son frère. Dans la fusillade, un adolescent de 15 ans, Aaron Bryan Bijaoui, est grièvement blessé.

Myriam Monsonégo, la fille du directeur de l’école juive

Dans cette cour, où la fillette de 7 ans et son père Yacoov Monsonégo, le directeur de l’établissement, sont arrivés quelques minutes plus tôt, Merah attrape l’enfant par les cheveux et l’exécute froidement d’une balle à bout portant dans la tête.

Reproduction photo of 8-year-old Miriam Monsonego, daughter of school headmaster Rabbi Yaacov Monsonego, who was killed in a shooting attack at the Ozar Hatorah School in Toulouse, France, early Monday morning. (photo credit: Flash90)
Miriam Monsonégo, fille du rabbin Yaacov Monsonégo, tués par Mohamed Merah à l’école juive Ozar Hatorah de Toulouse en mars 2012. (Crédit : Flash90)

Son père venait de lui lâcher la main pour se rendre dans son bureau. Le collège-lycée a été baptisé Ohr Myriam.

Les quatre victimes juives sont inhumées le 21 mars suivant à Jérusalem.

Le Premier ministre français Manuel Valls (C) visite les tombes de Jonathan, Arie et Gabriel Sandler, qui ont été tués en mars 2012 dans une attaque terroriste contre une école juive dans la ville française de Toulouse, au cimetière de Givat Shaul à Jérusalem le 23 mai 2016. (Crédit : Menahem Kahana/AFP)
Le Premier ministre français Manuel Valls (C) visite les tombes de Jonathan, Arie et Gabriel Sandler, qui ont été tués en mars 2012 dans une attaque terroriste contre une école juive dans la ville française de Toulouse, au cimetière de Givat Shaul à Jérusalem le 23 mai 2016. (Crédit : Menahem Kahana/AFP)
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