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Incitation à la haine et antisémitisme toujours présents dans les classes de l’UNRWA

L'organisme de l'ONU chargé des réfugiés palestiniens continuerait à employer du personnel et à utiliser des programmes scolaires glorifiant martyrs et terrorisme

Deux étudiants palestiniens passent un examen final le dernier jour de l'année scolaire, à l'école des garçons de l'UNRWA à Hébron, en Cisjordanie, le 26 mai 2019. (Crédit : Nasser Nasser/AP)
Deux étudiants palestiniens passent un examen final le dernier jour de l'année scolaire, à l'école des garçons de l'UNRWA à Hébron, en Cisjordanie, le 26 mai 2019. (Crédit : Nasser Nasser/AP)

Un rapport d’une organisation israélienne à but non lucratif a révélé que l’UNRWA, l’Office des Nations unies pour les réfugiés palestiniens et leurs descendants, n’avait pas réussi à éliminer de son programme scolaire les contenus haineux glorifiant le terrorisme et diabolisant Israël.

Le rapport, qui a été publié mardi par l’Institute for Monitoring Peace and Cultural Tolerance in School Education (IMPACT-se), et conjointement rédigé avec l’association à but non-lucratif UN Watch, fait état de 47 nouveaux cas d’incitation à la haine de la part d’enseignants et de membres du personnel de l’UNRWA, alors que l’agence s’était engagée à supprimer ce type de contenu et à adopter une politique de tolérance zéro à l’égard des employés qui incitent au racisme ou au meurtre.

Le personnel et les écoles de l’Office, qui assurent la scolarité des enfants palestiniens en Cisjordanie, dans la bande de Gaza et ailleurs, « appellent régulièrement au meurtre de Juifs et élaborent du matériel pédagogique qui glorifie le terrorisme, qui encourage le martyre, qui diabolise les Israéliens et qui incite à l’antisémitisme », d’après une déclaration d’IMPACT-se.

Dans un incident détaillé dans le rapport, un professeur de mathématiques de l’UNRWA en Syrie, avait publié sur Facebook un texte glorifiant le terroriste auteur de la fusillade dans la ville de Bnei Brak,en mars 2022, qui avait causé la mort de quatre civils et d’un policier. L’enseignant avait qualifié le terroriste, Diaa Hamarsheh, de « martyr » dont le nom devrait « rester à jamais en lettres de feu, de puissance et de magnificence ».

Dans un incident distinct sur les réseaux sociaux, un autre enseignant de l’UNRWA, au Liban cette fois, avait décrit le combattant de la Brigade des Martyrs d’Al-Aqsa Ibrahim al-Nabulsi comme ayant « la plus noble des âmes ». Al-Nabulsi avait été tué lors d’une opération israélienne en août 2022.

L’enseignant avait également partagé une vidéo des funérailles d’al-Nabulsi, où l’on pouvait entendre des appels à suivre la voie du « martyre ».

Un employé syrien de l’UNRWA avait, pour sa part, posté une photo d’un Adolf Hitler endormi, appelant le dictateur nazi à se réveiller car « il y a encore des gens que vous devez brûler. » La publication avait apparemment été likée par d’autres employés de l’UNRWA.

Des élèves palestiniennes affiliées à l’UNRWA des Nations unies portent le masque dans le cadre de la pandémie de coronavirus à Rafah, dans le sud de Gaza, le 25 novembre 2020. (Crédit : Abed Rahim Khatib/Flash90)

Le rapport dit avoir « rassemblé des preuves prises à l’intérieur des salles de classe de l’UNRWA, montrant comment ces contenus sont enseignés et révélant comment les propres contenus de l’UNRWA amènent les élèves à l’étude de passages haineux spécifiques dans les manuels palestiniens. Des passages qui, selon l’organisation, sont censés être ‘ignorés’ par les enseignants ».

Dans une classe de Gaza, des collégiens ont été encouragés à devenir des martyrs. En décembre 2022, la classe avait travaillé sur un exercice de compréhension écrite qui célébrait un attentat palestinien à la bombe incendiaire contre un bus israélien, la dépeignant comme une « soirée barbaque ».

Dans un autre exemple, une carte portant le nom de Palestine a été affichée dans une école de l’UNRWA ; la carte incluait des villes israéliennes incontestées telles que Tel-Aviv, Beer Sheva et Haïfa qui étaient présentées comme étant des villes palestiniennes.

Les incidents décrits dans le rapport font partie des 133 cas recensés d’encouragement à la haine et à la violence de la part des éducateurs et du personnel de l’UNRWA sur les réseaux sociaux, précise le rapport, qui ajoute que 82 autres enseignants de l’UNRWA et d’autres membres du personnel affiliés à 30 écoles gérées par l’organisation ont été impliqués dans « la rédaction, la supervision, l’approbation, l’impression et la distribution de contenus haineux aux élèves. »

Le directeur de UN Watch, Hillel Neuer, a déclaré que « dans le monde entier, les éducateurs qui incitent à la haine et à la violence sont démis de leurs fonctions ».

L’UNRWA, qui déclare avoir une « tolérance zéro » pour l’incitation à la haine, emploie systématiquement des prêcheurs de haine antisémite et qui vantent le terrorisme. « Soyons clairs : le problème ne réside pas dans les publications sur les réseaux sociaux, mais plutôt dans le fait d’embaucher des enseignants qui prêchent l’antisémitisme et le terrorisme « , a-t-il déclaré.

Neuer a demandé à l’UNRWA de respecter sa politique de tolérance zéro et de licencier tout employé ayant incité au racisme ou au meurtre. Il a également appelé à la mise en place d’une enquête indépendante sur « l’incitation systémique à l’antisémitisme et au terrorisme » de la part du personnel de l’agence.

Michael Bachner a contribué à cet article.

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