Iran : Paris, Berlin et Londres pour la prolongation de l’embargo sur les armes
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Iran : Paris, Berlin et Londres pour la prolongation de l’embargo sur les armes

Les trois pays européens ont aussi lancé un avertissement aux Etats-Unis, qui pourraient être tentés de faire voler en éclats l'accord sur le nucléaire iranien de 2015

Un missile sol-sol Shahab-3 est exposé à proximité d'un portrait du guide suprême iranien l'Ayatollah Ali Khamenei lors d'une présentation de l'armée iranienne et du groupe paramilitaire des Gardiens de la Révolution célébrant la "Semaine de défense sacrée" qui marque le 39ème anniversaire du début de la guerre Iran-Iraq de 1980 à 1988, sur la place Baharestan dans le centre ville de Téhéran, en Iran, le 25 septembre 2019. (Crédit : AP/Vahid Salemi)
Un missile sol-sol Shahab-3 est exposé à proximité d'un portrait du guide suprême iranien l'Ayatollah Ali Khamenei lors d'une présentation de l'armée iranienne et du groupe paramilitaire des Gardiens de la Révolution célébrant la "Semaine de défense sacrée" qui marque le 39ème anniversaire du début de la guerre Iran-Iraq de 1980 à 1988, sur la place Baharestan dans le centre ville de Téhéran, en Iran, le 25 septembre 2019. (Crédit : AP/Vahid Salemi)

Les trois pays européens signataires de l’accord sur le nucléaire iranien – France, Allemagne et Royaume-Uni – se sont prononcés vendredi contre la levée de l’embargo sur les armes visant l’Iran, rejoignant sur ce point les Etats-Unis.

« Nous considérons que la levée programmée pour octobre prochain de l’embargo des Nations unies sur les armes conventionnelles, instauré par la résolution 2231, pourrait avoir des implications majeures pour la sécurité et la stabilité régionales », écrivent les trois ministres des Affaires étrangères dans une déclaration commune.

Mais les trois pays européens ont aussi lancé un avertissement aux Etats-Unis, qui pourraient être tentés de faire voler en éclats l’accord sur le nucléaire iranien de 2015, en agissant pour faire rétablir au Conseil de sécurité de l’ONU les sanctions qui étaient en vigueur auparavant.

« Nous sommes fermement convaincus que toute tentative unilatérale de recourir au mécanisme de ‘snapback’ des sanctions aurait de graves conséquences au Conseil de sécurité des Nations unies », assurent Jean-Yves Le Drian, Heiko Maas et Dominic Raab, qui ont tenu une réunion vendredi à Berlin.

« Nous ne soutiendrions pas une telle décision, qui serait incompatible avec nos efforts actuels pour préserver le JCPOA (accord nucléaire) », ajoutent-ils.

Depuis que les Etats-Unis ont dénoncé unilatéralement l’accord en 2018 et que l’Iran a répliqué en relançant ses activités d’enrichissement d’uranium, la survie de cet accord ne tient plus qu’à un fil et notamment à la poursuite des inspections de l’AIEA en Iran.

En raison de ces violations, si l’ONU est saisie, l’intégralité des résolutions et des sanctions en vigueur contre l’Iran avant l’accord de 2015 sont rétablies automatiquement, sauf vote contraire du Conseil de sécurité, inconcevable compte tenu du droit de veto américain. C’est la clause dite du retour en arrière (snapback).

Les Européens ont fait adopter par ailleurs vendredi par l’AIEA une résolution admonestant l’Iran qui refuse l’inspection de deux sites suspects.

À ce stade, l’adoption de ce texte a d’abord une portée symbolique mais peut être le prélude à une transmission du contentieux au Conseil de sécurité habilité à prendre des sanctions.

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