Iran : pendaison de deux hommes reconnus coupables de meurtres
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Iran : pendaison de deux hommes reconnus coupables de meurtres

51 % des exécutions recensées par l'ONG dans le monde se produisent en Iran ; La Chine est un pays qui exécute énormément de ses concitoyens

Exécution par pendaison en Iran. Illustration. (Crédit : Arash Khamooshi/ISNA/AFP)
Exécution par pendaison en Iran. Illustration. (Crédit : Arash Khamooshi/ISNA/AFP)

La justice iranienne a annoncé lundi l’exécution d’un homme reconnu coupable du meurtre de trois policiers lors de heurts entre forces de l’ordre et membres d’une confrérie soufie en février à Téhéran.

Un autre homme condamné pour la mort d’une fillette de 8 mois – affaire qui avait ému le pays entier en juillet 2017 – a été exécuté « lundi à l’aube », selon l’agence officielle Irna.

« La condamnation à mort de Mohammad Reza Salas Babajani, qui avait tué des agents de la police iranienne a été appliquée lundi matin », indique l’agence Mizan Online, qui dépend du pouvoir judiciaire.
La peine de mort est exécutée par pendaison en Iran.

Le supplicié avait été reconnu coupable en mars de triple homicide volontaire pour la mort de trois policiers renversés par un autobus le 19 février lors de heurts entre membres ou sympathisants d’une confrérie soufie aux forces de l’ordre à Téhéran.

Deux bassidji (membre du Bassidj, milice islamique chargée d’un certain nombre de tâches liées au maintien de l’ordre) ont également été tués lors de ces affrontements.

Dimanche, l’organisation de défense des droits de l’Homme, Amnesty International, avait appelé les autorités iraniennes à surseoir l’exécution de Salas et à annuler sa condamnation.

L’ONG, affirme que Salas, né en 1967, n’a pas bénéficié d’un procès juste et impartial, que ses aveux ont été obtenus sous la contrainte et que « cette affaire permet d’exposer aux yeux de tous les défauts du système judiciaire pénal iranien ».

Pendant son procès, Salas avait tenu des propos contradictoires sur les circonstances de ses actes, mais avait affirmé à plusieurs reprises n’avoir jamais eu l’intention de tuer, selon plusieurs médias officiels iraniens.

L’autre supplicié, Mohammad Vafaï, a été exécuté pour le meurtre d’une fillette nommée Benita. Celle-ci avait été abandonnée en plein été dans la voiture de ses parents que l’accusé venait de voler. La police avait retrouvé l’automobile trop tard pour sauver le bébé, qui avait entre-temps suffoqué dans le véhicule transformé en fournaise.

L’Iran ne publie pas de statistiques officielles sur les exécutions judiciaires. Selon le dernier rapport d’Amnesty International sur la peine de mort dans le monde, la République islamique « a exécuté au moins 507 personnes, dont six femmes » en 2017, ce qui représente 51 % des exécutions recensées par l’ONG dans le monde en dehors de la Chine. Selon Amnesty, 40 % des exécutions iraniennes sont liées à des infractions à la législation sur les stupéfiants.

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