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Iran : un ministre turc voit une « opportunité » pour le commerce

Le président Erdogan avait critiqué mercredi la décision de Trump de se retirer de l'accord, estimant que les Etats-Unis seraient "les perdants" d'une telle mesure

Le président turc Recep Tayyip Erdogan, à gauche, avec son homologue iranien Hassan Rouhani, à Téhéran, le 4 octobre 2017. (Crédit : présidence iranienne/HO/AFP)
Le président turc Recep Tayyip Erdogan, à gauche, avec son homologue iranien Hassan Rouhani, à Téhéran, le 4 octobre 2017. (Crédit : présidence iranienne/HO/AFP)

Le ministre turc des l’Economie a estimé vendredi que le retrait américain de l’accord nucléaire avec l’Iran présentait une « opportunité » pour le commerce entre Ankara et Téhéran, en dépit de menaces de sanctions américaines.

« C’est une opportunité pour la Turquie. Nous allons continuer à commercer avec l’Iran dans le respect des résolutions de l’Onu sur les activités nucléaires », a déclaré le ministre, Nihat Zeybekci, à l’agence étatique Anadolu.

En annonçant mardi sa décision de retirer les Etats-Unis de l’accord nucléaire, M. Trump a fait savoir que Washington avait réintroduit une série de sanctions visant des entreprises aussi bien américaines qu’étrangères commerçant avec l’Iran.

La décision américaine impose aux entreprises étrangères des délais très courts, de l’ordre de trois à six mois, pour se retirer de l’Iran, tandis qu’il est interdit de conclure de nouveaux contrats, sous peine de subir des sanctions de la part des Etats-Unis.

M. Zeybekci a rappelé que son pays avait continué à commercer avec l’Iran même à l’époque où ce pays était soumis à des sanctions européennes et américaines avant la signature de l’accord nucléaire en 2015.

Soulignant le caractère « unilatéral » de ce retrait, M. Zeybekci l’a jugé « contraire aux règles internationales ».

Le président turc Recep Tayyip Erdogan avait critiqué mercredi la décision de M. Trump de se retirer de l’accord, estimant que les Etats-Unis seraient « les perdants » d’une telle mesure.

En janvier, un banquier turc a été condamné à New York pour le blanchiment de milliards de dollars pour aider l’Iran en 2012 et 2013 à contourner les sanctions américaines en vigueur à l’époque, à l’issue d’un procès au cours duquel le président turc Recep Tayyip Erdogan a été accusé d’avoir approuvé l’opération.

Mehmet Atilla, ex-directeur général adjoint de la banque publique turque Halkbank, a été jugé coupable de fraude bancaire et de conspiration dans une affaire qui a tendu les relations entre Washington et Ankara.

L’homme d’affaires turco-iranien Reza Zarrab, au centre de ce procès explosif sur le contournement des sanctions américaines contre l’Iran, a témoigné contre M. Atilla et impliqué M. Erdogan et des ministres du gouvernement turc.

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