Iran: Washington annonce des mesures au nom de sanctions contestées de l’ONU
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Iran: Washington annonce des mesures au nom de sanctions contestées de l’ONU

Elles visent "tout pays, entreprise ou personne qui contribue à fournir, vendre ou transférer des armes conventionnelles à la République islamique d'Iran"

Le secrétaire d'Etat Mike Pompeo s'exprime lors d'une conférence de presse au Département d'Etat, le mercredi 20 mai 2020 à Washington.(Crédit : Nicholas Kamm/Pool Photo via AP)
Le secrétaire d'Etat Mike Pompeo s'exprime lors d'une conférence de presse au Département d'Etat, le mercredi 20 mai 2020 à Washington.(Crédit : Nicholas Kamm/Pool Photo via AP)

Les Etats-Unis ont annoncé lundi une série de mesures punitives, visant notamment le ministère iranien de la Défense et le président vénézuélien Nicolas Maduro, au nom du respect de sanctions de l’ONU contre l’Iran contestées par le reste du monde.

« Nos mesures aujourd’hui sont un avertissement qui doit être entendu par le monde entier », a lancé le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo devant la presse.

Le président américain Donald Trump a signé lundi un décret qui autorise « des sanctions économiques sévères contre tout pays, entreprise ou personne qui contribue à fournir, vendre ou transférer des armes conventionnelles à la République islamique d’Iran », a expliqué son conseiller à la sécurité nationale Robert O’Brien.

C’est à ce titre que le président vénézuélien, jugé illégitime par les Etats-Unis, est visé.

« Depuis près de deux ans, des responsables corrompus à Téhéran travaillent avec le régime illégitime au Venezuela pour contourner l’embargo de l’ONU sur les armes », a expliqué Mike Pompeo.

Le secrétaire au Trésor Steven Mnuchin, présent à la même conférence de presse à Washington, a également annoncé des mesures contre l’Organisation iranienne de l’énergie atomique.

Mike Pompeo a affirmé dans la nuit de samedi à dimanche que « toutes les sanctions de l’ONU contre la République islamique d’Iran auparavant levées » étaient de « retour ». Mais le reste des grandes puissances, y compris les alliés américains des Etats-Unis, contestent cette analyse et estiment que la manœuvre de Washington est sans effet juridique.

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