Israël, 19e sur le développement, l’attractivité et la conservation des actifs
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Israël, 19e sur le développement, l’attractivité et la conservation des actifs

Au classement du World Talent Ranking de 2019, la Suisse reste tenante du titre comme meilleur foyer pour les talents ; l'Europe est la plus accueillante pour les travailleurs

Des jeunes actifs dans une start-up (Crédit : Vadim_Key; iStock by Getty Images)
Des jeunes actifs dans une start-up (Crédit : Vadim_Key; iStock by Getty Images)

L’Etat d’Israël se classe 19e sur 63, maintenant sa place au World Talent Ranking pour l’année 2019. Ce classement mesure la façon dont les pays créent un environnement favorisant le développement, l’attraction et le maintien de travailleurs qualifiés, autant de facteurs qui assurent qu’un pays reste compétitif.

Sur les 63 économies classées, la Suisse reste tenant du titre de meilleur foyer pour les talents, et les pays européens sont ceux qui proposent les meilleures conditions pour accueillir, attirer et conserver ses talents, alors que l’économie mondiale souffre d’une pénurie de travailleurs qualifiés, selon un communiqué d’IMD, qui a réalisé l’étude.

L’IMD World Competitiveness Center (WCC) est un centre de recherche de l’International Institute for Management Development (IMD) en Suisse, une institution indépendante qui étudie la compétitivité.

Le Danemark et la Suisse sont respectivement deuxième et troisième du classement. Singapour est la seule nation non-européenne à figurer dans le Top 10. La Suède a grimpé de cinq places par rapport au classement de l’an dernier.

Le top 10 est composé, dans, l’ordre, de l’Autriche, du Luxembourg, de la Norvège, de l’Islande, de la Finlande, des Pays-Bas et de Singapour.

Les pays européens qui figurent en haut du classement ont en commun « d’importants niveaux d’investissement dans l’éducation et la qualité de vie », indique le communiqué.

Le classement évalue la capacité des 63 économies dans le développement, l’attraction et la conservation des talents.  L’évaluation est basée sur trois facteurs : l’investissement et le développement, l’attractivité et la réactivité.

Israël figure en 17e position pour l’investissement et de le développement de ses travailleurs, son point fort étant le pourcentage du PIB investi dans l’éducation (4e position) et l’important nombre de femmes dans la population active (11e position)

Mais la faiblesse du pays repose dans la formation des employés par les entreprises (46e position) et n’est que 40e dans le pourcentage du budget du gouvernement consacré à l’éducation par étudiant.

En ce qui concerne l’attractivité , Israël est 23e sur 63, sa faiblesse étant le coup élevé de la vie, et sa force étant que les sociétés ont comme priorité d’attirer et de conserver leurs talents.

Dans la catégorie réactivité, les forces d’Israël sont ses travailleurs qualifiés, ses aptitudes dans le domaine des finances et l’enseignement supérieur.

Selon le classement, la Suisse mène la danse dans la catégorie « attractivité » en offrant à ses travailleurs des formations, des infrastructures de santé et une rémunération, sa capacité à attirer des travailleurs étrangers hautement qualifiés et le niveau de ses universités et la gestion de ses sociétés.

Le Danemark est en tête en ce qui concerne « l’investissement et le développement ». Singapour  est en tête de la catégorie « réactivité », selon le communiqué.

« La plupart des grandes économies mettent l’accent sur le développement des talents à long-terme en se concentrant sur l’investissement et le développement », a déclaré le professeur Arturo Bris, directeur de l’IMD World Competitiveness Center. « Cet accent va toutefois au-delà des aspects purement académiques et englobe la mise en œuvre efficace de l’apprentissage et de la formation des employés. Une telle approche assure un alignement cohérent entre l’offre et la demande de talents. »

Les États-Unis (12e) ont conservé leur position, tandis que le Canada (13e) a perdu sept places en raison d’une diminution des dépenses publiques totales consacrées à l’éducation et d’un déclin général de tous les facteurs de talent, selon le communiqué.

Pour le Moyen-Orient, Israël était suivi du Qatar (26e) et de l’Arabie saoudite (29e).

En bas du classement se trouvent plusieurs économies latino-américaines qui ont du mal à développer et à retenir les talents. Le Venezuela (62e), le Mexique (60e), la Colombie (54e) et le Brésil (61e) souffrent tous de problèmes liés à la fuite des cerveaux ainsi que de niveaux d’investissement relativement faibles dans l’éducation, selon le communiqué.

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