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Israël a ciblé des positions du Hamas après des tirs de roquettes de Gaza

La branche armée du groupe terroriste a affirmé avoir riposté avec des batteries anti-aériennes et des missiles sol-air

Le système antimissile du Dôme de fer tire des missiles d'interception de roquettes tirées depuis la bande de Gaza vers Israël, vu depuis Sderot, le 7 août 2022. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Le système antimissile du Dôme de fer tire des missiles d'interception de roquettes tirées depuis la bande de Gaza vers Israël, vu depuis Sderot, le 7 août 2022. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Israël a procédé vendredi à des frappes sur des positions du Hamas au pouvoir dans la bande de Gaza en réponse à des tirs de roquettes imputés au Hamas, après des opérations anti-terroristes israéliennes qui ont tué neuf Palestiniens en Cisjordanie.

Peu après minuit (22h00 GMT) dans la nuit de jeudi à vendredi, deux roquettes avaient été tirées de la bande de Gaza en direction du territoire israélien, selon des témoins et des autorités locales.

Les deux tirs, non immédiatement revendiqués, ont été interceptés par le système de défense antiaérien du Dôme de fer, a indiqué un porte-parole de l’armée israélienne.

L’armée israélienne a annoncé avoir mené au moins deux séries de frappes contre la bande de Gaza. Aucune victime n’a été signalée.

Les explosions ont notamment touché la ville de Gaza, ont constaté des journalistes de l’AFP. La branche armée du groupe terroriste du Hamas a affirmé avoir riposté avec des batteries anti-aériennes et des missiles sol-air.

L’Autorité palestinienne (AP) a dénoncé « un massacre » en Cisjordanie et annoncé mettre fin à la coopération sécuritaire avec Israël. L’AP avait déjà pris une décision similaire en mai 2020, sans grand succès, pour protester contre un projet israélien d’annexion de pans de la Cisjordanie. La coordination sécuritaire entre Israéliens et Palestiniens – héritée des accord de paix d’Oslo (1993) ayant débouché sur la création de l’AP – avait alors repris en novembre 2020. Sa suspension avait eu un effet notamment sur les transferts de patients palestiniens vers des hôpitaux israéliens.

Le département d’Etat américain a dit regretter cette décision, jugeant « très important que les parties maintiennent voire approfondissent leur coordination sécuritaire ».

Le chef de la diplomatie américaine, Anthony Blinken, doit se rendre lundi et mardi en Israël et Cisjordanie pour insister, selon Washington, sur « la nécessité urgente de prendre des mesures de désescalade ».

« Depuis le début de l’année, nous continuons d’observer les niveaux élevés de violence et les tendances négatives qui ont caractérisé 2022 », a regretté l’émissaire de l’ONU pour le Proche-Orient, Tor Wennesland, jugeant « essentiel de faire baisser immédiatement les tensions ».

Selon l’armée israélienne, le raid mené dans le camp de Jénine était une « opération de contre-terrorisme » visant des membres de l’organisation terroriste Jihad islamique palestinien qui, d’après le ministre de la Défense Yoav Gallant, planifiaient une attaque imminente en Israël.

La ministre de la Santé de l’AP, Mai al-Kaila, a accusé les soldats d’avoir tiré du gaz lacrymogène à l’intérieur de l’unité pédiatrique de l’Hôpital gouvernemental local, ce que l’armée a catégoriquement démenti.

Le directeur de l’hôpital, Wissam Bakr, a indiqué que du gaz lacrymogène avait été tiré « dans le périmètre » de son établissement. « Le gaz a atteint le service pédiatrique, posant un danger pour les enfants, qui ont été transférés vers un endroit sûr loin des affrontements », a-t-il dit à l’AFP.

« Personne n’a tiré du gaz lacrymogène volontairement dans un hôpital (…) mais l’opération se déroulait non loin de l’hôpital et il est possible que du gaz lacrymogène soit entré par une fenêtre ouverte », a affirmé à l’AFP un porte-parole militaire israélien.

L’armée avait auparavant rapporté avoir tiré sur plusieurs terroristes. Aucun soldat n’a été blessé, a-t-elle ajouté.

Israël « ne cherche pas d’escalade » mais se prépare « à tous les scénarios », a affirmé le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, d’après un communiqué. « Partout où l’Autorité palestinienne ne remplit pas son devoir, nous serons obligés d’entrer et de déjouer les attaques terroristes », poursuit le message. Le Bureau du Premier ministre a également souligné que les forces de Tsahal ont essuyé les premiers tirs et ont fait tout leur possible pour éviter de toucher des civils innocents.

La diplomatie saoudienne a « vivement » dénoncé « l’incursion » israélienne, que le Qatar a qualifiée de « prolongement des crimes odieux » contre « le peuple palestinien sans défense ».

Des personnes portent les corps de Palestiniens tués par les forces de sécurité israéliennes lors d’une opération, dans la ville de Jénine, en Cisjordanie, le 26 janvier 2023. (Crédit : Nasser Ishtayeh/Flash90)

Majeda Obeid, 61 ans, a été tuée alors qu’elle regardait les affrontements par sa fenêtre dans le camp de Jénine, a déclaré sa fille Kefiyat à l’AFP. « Elle a été touchée d’une balle dans le cou et s’est effondrée contre le mur puis au sol », a-t-elle dit, dans le salon familial où du sang recouvre le bord d’un tapis.

« La résistance [nom que se donnent les groupes terroristes palestiniens] est partout et est prête pour le prochain affrontement », a commenté Tariq Salmi, porte-parole du groupe terroriste Jihad islamique, dans un communiqué.

Les projectiles tirés dans la nuit « sont un message: l’ennemi (israélien, NDLR) doit se méfier car le sang palestinien versé coûte cher », a encore déclaré vendredi le groupe terroriste palestinien dans un communiqué.

Dans le camp de Jénine, qui date de 1953 et abrite plus de 23 000 réfugiés selon l’Unrwa – l’agence controversée de l’ONU chargée des réfugiés palestiniens, les murs de certains bâtiments ont été noircis par des incendies, a constaté un photographe de l’AFP.

L’armée israélienne mène des opérations quasi-quotidiennes à travers ce territoire palestinien, particulièrement dans les secteurs de Jénine et Naplouse (nord), connus pour être des bastions de groupes terroristes palestiniens.

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