Israël accuse le Hezbollah d’avoir « implanté » un de ses agents dans l’armée libanaise à la frontière (médias)
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Israël accuse le Hezbollah d’avoir « implanté » un de ses agents dans l’armée libanaise à la frontière (médias)

Jérusalem aurait exhorté la FINUL à renvoyer le général Yahya Husseini, assurant qu'il sert "d'agent de liaison" avec le groupe terroriste

Un poste d'observation du Hezbollah sur la frontière israélo-libanaise, selon l'armée israélienne, dans une photographie diffusée le 22 juin 2017. (Crédit : unité des porte-paroles de l'armée israélienne)
Un poste d'observation du Hezbollah sur la frontière israélo-libanaise, selon l'armée israélienne, dans une photographie diffusée le 22 juin 2017. (Crédit : unité des porte-paroles de l'armée israélienne)

Israël a appelé les forces du maintien de la paix des Nations unies au Sud Liban à retirer un officier en chef de l’armée libanaise d’un poste de commande à la frontière nord d’Israël, l’accusant d’être un agent du Hezbollah, a indiqué le quotidien Yedioth Aharonoth vendredi.

Jérusalem a demandé à la FINUL de s’assurer que le général Yahya Husseini, qui sert « d’agent de liaison » avec le Hezbollah, soit immédiatement destitué, selon l’article.

Les sources israéliennes accusent le Hezbollah d’avoir « implanté » Husseini dans l’armée libanaise afin d’augmenter l’influence du groupe terroriste au sein de l’armée.

Israël affirme que Husseini maintient un contact continu avec les agents du Hezbollah, reçoit leurs instructions, et transmet des informations au groupe terroriste.

L’article indique qu’à la connaissance d’Israël, Husseini était le premier haut-membre de l’armée libanaise à travailler pour le Hezbollah.

Mercredi, les Nations unies ont prolongé le mandat de la FINUL, qui arrivait à son terme jeudi, octroyant à ses forces des pouvoirs étendus pour gérer l’arsenal du Hezbollah dans la région.

Une patrouille de la FINUL à la frontière israélo-libanaise. Illustration. (Crédit : Hamad Almakt/Flash90)
Une patrouille de la FINUL à la frontière israélo-libanaise. Illustration. (Crédit : Hamad Almakt/Flash90)

Suite à ces changements, qui ont été approuvés par le Conseil de Sécurité de l’ONU, la FUNIL intensifiera sa supervision au Sud Liban, notamment en entrant dans les villages où le groupe terroriste du Hezbollah opère.

La résolution de l’ONU met l’accent sur le fait que la FINUL a le pouvoir de « prendre toutes les mesures nécessaires » dans les régions où ses forces sont déployées, pour s’assurer que sa zone d’opération « n’est pas utilisée pour des activités hostiles ».

Des soldats espagnols de la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL) conduisent un véhicule d'urgence blindée après avoir ramassé le corps d'un soldat âgé de 36 ans qui a été tué alors que l'armée israélienne a bombardé les zones frontalières suite à une attaque du Hezbollah qui a laissé deux soldats israéliens morts. (Crédit : AFP / MAHMOUD ZAYYAT)
Des soldats espagnols de la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL) conduisent un véhicule d’urgence blindé après avoir ramassé le corps d’un soldat âgé de 36 ans qui a été tué alors que l’armée israélienne a bombardé les zones frontalières suite à une attaque du Hezbollah qui a laissé deux soldats israéliens morts. (Crédit : AFP / MAHMOUD ZAYYAT)

Cette extension de pouvoir a été octroyée après qu’Israël s’est plaint à l’instance internationale qu’elle n’empêchait pas le Hezbollah de se renforcer.

La France, un acteur majeur au Conseil de Sécurité, a soutenu que la FINUL avait réussi à maintenir le calme au Sud Liban. Mais les États-Unis ont poussé pour que la mission puisse agir contre le Hezbollah, qu’il accuse d’accumuler des armes et de se préparer à la guerre.

« Les conditions actuelles sont très dangereuses. Les nuages de la guerre s’accumulent », a déclaré l’ambassadrice américaine à l’ONU Nikki Haley.

« La FINUL existe pour empêcher une nouvelle guerre, et c’est ce qu’elle doit pouvoir faire. »

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