Israël en guerre - Jour 199

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Israël appelle à convoquer le Conseil de sécurité suite au rapport sur les viols du 7 octobre

Le ministre des Affaires étrangères demande à huit pays membres de se mobiliser pour une session d'urgence et aux femmes influentes de condamner les violences sexuelles commises par le Hamas

Lazar Berman est le correspondant diplomatique du Times of Israël

Les représentants des États-membres lors d'un vote sur une résolution portant sur Gaza pendant une réunion du Conseil de sécurité des Nations unies au siège de l'ONU, le 22 décembre 2024. (Crédit : Yuki Iwamura/AP)
Les représentants des États-membres lors d'un vote sur une résolution portant sur Gaza pendant une réunion du Conseil de sécurité des Nations unies au siège de l'ONU, le 22 décembre 2024. (Crédit : Yuki Iwamura/AP)

À la suite du rapport des Nations unies accusant le groupe terroriste palestinien du Hamas de graves violences sexuelles le 7 octobre et par la suite, Israël a demandé mercredi aux diplomates israéliens de lancer une campagne de relations publiques visant à faire pression sur l’ONU pour qu’elle classe le Hamas comme groupe terroriste et convoque immédiatement le Conseil de sécurité pour débattre des conclusions du rapport.

Israël a demandé à huit pays membres de convoquer le Conseil de sécurité de l’ONU pour une session d’urgence sur le rapport de la représentante spéciale Pramila Patten accusant le Hamas de crimes sexuels le 7 octobre et au-delà.

Les pays concernés sont les États-Unis, le Royaume-Uni, la France, Malte, l’Équateur, le Japon, la Slovénie et la Suisse, a indiqué mercredi le bureau du ministre des Affaires étrangères au Times of Israel.

« Je vous demande de convoquer une réunion d’urgence du Conseil de sécurité, suite à la publication hier du rapport de mission du RSSG Patten sur les horribles atrocités perpétrées par le Hamas contre les femmes et les jeunes filles israéliennes le 7 octobre. »

Le ministre des Affaires étrangères Israël Katz brandissant une photo des otages enlevés lors de l’attaque transfrontalière du Hamas le 7 octobre, au Conseil de l’Europe, à Bruxelles, le 22 janvier 2024. (Crédit : Ministère israélien des Affaires étrangères)

« Le Conseil de sécurité doit s’engager pleinement à assurer la fin immédiate des crimes sexuels du Hamas et travailler à la libération de tous les otages », a-t-il poursuivi, leur demandant également de désigner le Hamas comme un groupe terroriste.

Gilad Erdan a également demandé au secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, de convoquer l’organe, bien que ce soient les États membres qui le fassent habituellement. Guterres avait invoqué l’article 99, rarement utilisé, pour convoquer le Conseil de sécurité en décembre afin de tirer la sonnette d’alarme sur la situation humanitaire à Gaza.

De son côté, le ministère des Affaires étrangères Israël Katz a lancé un appel aux femmes dirigeantes et ministres, passées et présentes, leur demandant de s’exprimer à la suite du rapport de l’ONU sur les violences sexuelles perpétrées par le Hamas le 7 octobre.

S’adressant aux « femmes influentes », Katz a écrit sur X « qu’il est essentiel d’entendre votre voix en tant que femmes influentes internationales, afin de mettre un terme aux atrocités que subissent les femmes israéliennes dans la captivité du Hamas ».

Il a interpellé la vice-présidente des États-Unis Kamala Harris, la Première ministre italienne Giorgia Meloni, la ministre des Affaires étrangères allemande Annalena Baerbock, l’ancienne Première dame des États-Unis Michelle Obama, l’ancienne secrétaire d’État américaine Hillary Clinton, ainsi que les dirigeantes de l’Islande, de la Slovénie, de la République slovaque, de la Serbie, de l’Estonie, de la Géorgie, du Honduras, de la Lettonie, de la Lituanie et d’autres pays encore.

Katz a inclus une image de Naama Levy, une otage de 19 ans qui a été filmée le pantalon maculé de sang, pieds et poings liés, jetée de force sur le trottoir par un homme masqué et vêtu de noir.

Jeudi, Katz a adressé une circulaire adressée aux diplomates dans laquelle il leur demande de lancer une offensive de relations publiques visant à faire pression sur l’ONU pour qu’elle classe le Hamas comme une organisation terroriste et que soit convoqué immédiatement le Conseil de sécurité pour débattre de ses conclusions.

Dans sa lettre, il demande de parler du rapport lors d’interviews, sur les réseaux sociaux et lors de réunions avec des décideurs. Il a demandé à chaque mission de rendre compte de ses activités pour faire avancer ces messages d’ici le 14 mars.

Katz a déclaré que les diplomates devraient faire passer l’idée que « la faiblesse de la réponse de l’ONU signale au Hamas que ces actes sont acceptables et qu’ils n’entraîneront pas de sanctions contre ce groupe terroriste ».

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