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Israël approuve un fonds commun de R&D avec les Emirats arabes unis

300 millions de shekels seront alloués au cours des dix prochaines années pour soutenir la collaboration et les investissements du secteur privé

Lazar Berman est le correspondant diplomatique du Times of Israël

Le ministre des Affaires étrangères Yair Lapid serre la main du ministre des Affaires étrangères des EAU Abdullah bin-Zayed al Nahyan à Abou Dhabi, le 29 juin 2021. (Crédit : Shlomi Amsalem GPO)
Le ministre des Affaires étrangères Yair Lapid serre la main du ministre des Affaires étrangères des EAU Abdullah bin-Zayed al Nahyan à Abou Dhabi, le 29 juin 2021. (Crédit : Shlomi Amsalem GPO)

Dimanche, le cabinet israélien a approuvé la création d’un fonds de recherche et de développement (R&D) conjoint par Israël et les Emirats arabes unis (EAU) destiné à soutenir des projets technologiques impliquant des entreprises israéliennes et émiraties.

Le fonds est conçu pour encourager la collaboration en matière d’innovation technologique et pour aider les entreprises israéliennes à accéder à des ressources qui ne sont pas disponibles en Israël, selon un communiqué du ministère des Affaires étrangères.

Il aidera également les entreprises israéliennes à trouver des partenaires émiratis, à s’orienter dans les réglementations locales et à développer des stratégies en matière de communication digitale.

Le fonds, qui a été proposé par le ministre des Affaires étrangères Yair Lapid et la ministre de la Science, de la Technologie et de l’Innovation Orit Farkash-Hacohen, allouera 15 millions de shekels par an au cours de la prochaine décennie. En contrepartie, les Émirats arabes unis fourniront 300 millions de shekels sur la même période.

Le ministre israélien des Affaires étrangères Yair Lapid pendant une réunion de sa faction Yesh Atid à la Knesset, le 8 novembre 2021. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)

En 2020, les EAU et Israël ont signé un accord de normalisation dans le cadre des Accords d’Abraham négociés sous l’égide des États-Unis.

Lors de sa visite de décembre aux EAU, le Premier ministre Naftali Bennett et son hôte, le prince héritier Sheikh Mohammed bin Zayed Al Nahyan, avaient convenu d’ouvrir le fonds.

« Ce fonds conjoint, ainsi que le conseil d’affaires conjoint correspondant, mobilisera les principaux cerveaux économiques et technologiques des EAU et d’Israël et les chargera de commercialiser des solutions aux défis allant du changement climatique et de la désertification à l’énergie propre et à l’agriculture du futur », ont déclaré les deux dirigeants dans une déclaration commune.

Du côté israélien, le fonds sera géré par le ministère des Affaires étrangères, le ministère des Sciences, le ministère des Finances, le ministère de l’Économie et l’Autorité de l’innovation.

Le puissant prince héritier d’Abu Dhabi, le cheikh Mohammed bin Zayed Al Nahyan, assiste au salon aéronautique de Dubaï, aux Émirats arabes unis, le 17 novembre 2021. (Jon Gambrell/AP)

Dans un communiqué, Yair Lapid a dit qu’Israël et les EAU partagent une passion pour les technologies avancées qui améliorent la qualité de vie des citoyens, protègent l’environnement et favorisent le développement économique.

« Le fonds bilatéral de R&D est le moteur qui permet de lancer le processus dans le secteur privé, en encourageant les entreprises, en mettant l’accent sur les PME (petites et moyennes entreprises), à se connecter, à développer, à créer et à commercialiser des produits technologiques innovants dans la région et dans le monde », a-t-il déclaré.

Il a également remercié son homologue émirati, Abdullah bin Zayed.

Orit Farkash-Hacohen a ajouté que le fonds « créera un pont qui facilitera les investissements émiratis dans la technologie israélienne » dans les domaines de l’énergie, des infrastructures et autres.

Orit Farkash-Hacohen à Tel Aviv, le 27 avril 2021. (Crédit : Miriam Alster/FLASH90)

Le fonds fait partie d’une vague d’investissements entre les deux pays suite aux Accords d’Abraham. La semaine dernière, le Wall Street Journal a rapporté que le fonds du souverain émirati, Mubadala Investment avait investi 100 millions de dollars dans six sociétés de capital-risque israéliennes.

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