Israël assouplit ses restrictions à Gaza et élargit la zone de pêche
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Israël assouplit ses restrictions à Gaza et élargit la zone de pêche

Le ministre de la Défense a toutefois martelé qu'il n'y aura pas de reconstruction de Gaza tant que le Hamas n'aura pas libéré les Israéliens disparus et les corps des soldats

Judah Ari Gross est le correspondant militaire du Times of Israël.

Un camion entre à Gaza par le terminal de Kerem Shalom, principal point de passage des marchandises entrant dans la zone en provenance d'Israël, le 18 mai 2021. (Crédit : Said Khatib/AFP)
Un camion entre à Gaza par le terminal de Kerem Shalom, principal point de passage des marchandises entrant dans la zone en provenance d'Israël, le 18 mai 2021. (Crédit : Said Khatib/AFP)

Israël rouvrira davantage le passage frontalier de Kerem Shalom aux marchandises et élargira la zone de pêche de Gaza ce vendredi, après plusieurs jours de calme le long de la frontière de Gaza, a annoncé l’armée jeudi.

À partir d’aujourd’hui, Israël autorisera l’entrée dans la bande de Gaza, via Kerem Shalom, de matières premières destinées aux industries essentielles. Jusqu’à présent, Israël a considérablement limité l’entrée de marchandises dans l’enclave à la suite du conflit de 11 jours du mois dernier, déclarant qu’il n’élargirait la liste de produits autorisés à entrer dans la bande de Gaza que si le groupe terroriste du Hamas, qui dirige la bande, libérait deux civils israéliens détenus en captivité, ainsi que les dépouilles de deux soldats.

En outre, l’armée israélienne a déclaré qu’elle étendrait la zone dans laquelle les pêcheurs palestiniens sont autorisés à opérer de six miles nautiques (11 kilomètres) à neuf (16,7 kilomètres).

Selon l’armée, ces changements ont été décidés par les dirigeants politiques israéliens.

Ces mesures ont été prises quelques jours après qu’Israël a assoupli certaines restrictions sur la circulation des marchandises et du courrier à destination et en provenance de Gaza.

Parallèlement, le ministre de la Défense, Benny Gantz, a réaffirmé qu’Israël n’autoriserait pas la reconstruction à grande échelle de Gaza si le Hamas ne libérait pas Avera Mengistu, Hisham al-Sayed et les dépouilles des soldats de Tsahal Hadar Goldin et Oron Shaul, morts en 2014. Le Hamas, qui les retiendrait en captivité depuis plus de six ans, a rejeté cette condition.

« L’opération Gardien des murs s’est terminée, mais elle n’est pas terminée », a déclaré Gantz lors d’un discours prononcé à l’occasion d’une cérémonie de remise de diplômes aux pilotes de l’armée de l’air israélienne, en utilisant le nom donné par Israël aux combats du mois dernier dans la bande de Gaza.

Le ministre de la Défense Benny Gantz prend la parole lors d’une cérémonie commémorative pour les soldats israéliens tués lors de la Seconde Guerre du Liban en 2006, au Hall national du souvenir au mont Herzl à Jérusalem, le 24 juin 2021. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)

« Le groupe terroriste du Hamas à Gaza doit comprendre : nous sommes déterminés. Si le Hamas veut la reconstruction et le développement économique, le moment est venu qu’il prenne des mesures concrètes pour maintenir le calme, arrêter le réarmement et ramener les garçons chez eux », a-t-il déclaré.

« Nous sommes également prêts à améliorer la situation des habitants de Gaza, mais nous n’accepterons aucune forme de terreur ni la captivité de nos garçons en violation flagrante du droit international », a ajouté le ministre de la Défense.

Ces remarques sont intervenues au lendemain de la rencontre entre Gantz et l’envoyé de l’ONU pour la paix au Moyen-Orient, Tor Wennesland, qui a souligné « la nécessité de maintenir le calme et de travailler au retour des Israéliens captifs et disparus dans la bande de Gaza », selon un communiqué du bureau du ministre de la Défense.

Wennesland a rencontré lundi Yahya Sinwar, le chef du Hamas dans la bande de Gaza, qui a déclaré que leurs discussions visant à renforcer le cessez-le-feu entre Israël et le groupe terroriste au pouvoir à Gaza, qui cherche ouvertement la destruction de l’État juif, n’ont pas abouti.

L’équipe du Times of Israël a contribué à cet article.

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