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Israël aurait remis à l’AP deux Palestiniens recherchés par Ramallah – TV

Les suspects ont été arrêtés en Israël après avoir attaqué les forces de sécurité de l'Autorité palestinienne dans un contexte d'agitation populaire

Des policiers palestiniens dans la ville de Naplouse, en Cisjordanie. (Crédit : AP Photo / Nasser Ishtayeh)
Des policiers palestiniens dans la ville de Naplouse, en Cisjordanie. (Crédit : AP Photo / Nasser Ishtayeh)

Israël a remis cette semaine deux Palestiniens recherchés par Ramallah aux forces de sécurité palestiniennes, selon un reportage publié mercredi.

La chaîne Kan a déclaré que les deux personnes sont soupçonnées d’avoir attaqué la police palestinienne dans la région de Bethléem au début du mois, en leur lançant un engin explosif.

L’incident s’est produit lors de célébrations locales pour la libération d’un prisonnier de sécurité par Israël, lorsque les forces palestiniennes sont arrivées pour confisquer les drapeaux du groupe terroriste palestinien du Hamas brandis lors de l’événement, ce qui a entraîné des émeutes.

Les deux suspects ont été arrêtés en Israël ces derniers jours pour être entrés illégalement sur le territoire. Ils ont été remis à l’Autorité palestinienne (AP) mardi, selon le reportage.

Kan a noté que si Israël remet de temps à autre des suspects recherchés par l’AP, ces mesures sont généralement prises discrètement.

La Cisjordanie a récemment connu une recrudescence des affrontements violents entre les Palestiniens dans la rue et les forces de sécurité de l’Autorité palestinienne.

Des Palestiniens brandissent des pancartes en arabe sur lesquelles on peut lire « entre l’Autorité (palestinienne) et l’armée (israélienne) », dans la ville de Ramallah, en Cisjordanie, le 3 juillet 2021, alors qu’ils protestent contre l’Autorité palestinienne suite à la mort du militant Nizar Banat, détenu par les forces de sécurité de l’AP. (Crédtit : Abbas Momani/AFP)

La légitimité de l’AP se détériore de jour en jour. En avril, le président de l’AP, Mahmoud Abbas, a reporté indéfiniment les élections nationales palestiniennes prévues, qui auraient été les premières depuis 15 ans.

Si Mahmoud Abbas a rejeté la faute sur Israël, la plupart des observateurs s’accordent à dire qu’il cherchait à éviter une défaite embarrassante face à ses rivaux de sa propre faction du Fatah et du Hamas.

Le Hamas a vu sa cote de popularité monter en flèche suite à l’opération Gardien des murs de mai dernier. Les Palestiniens ont opposé la soi-disant « résistance » menée par le groupe terroriste – qui a tiré des milliers de roquettes sur des villes et villages israéliens depuis son fief de Gaza – à la politique de coordination avec Israël menée par Ramallah, qui, selon de nombreux Palestiniens, n’a pas permis de satisfaire leurs demandes.

Les responsables israéliens ont promis de renforcer l’AP en réduisant son déficit croissant et en faisant certaines concessions politiques. Mais aucune des mesures prises jusqu’à présent ne semble avoir consolidé la popularité déclinante de l’AP.

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