Israël et le Congrès Juif Mondial condamnent l’attentat sanglant contre une mosquée en Egypte
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Israël et le Congrès Juif Mondial condamnent l’attentat sanglant contre une mosquée en Egypte

"Le terrorisme pourrait être défait plus rapidement si tous les pays œuvrent ensemble contre lui", a affirmé samedi Netanyahu

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu pendant la réunion hebdomadaire du cabinet, dans ses bureaux de Jérusalem, le 14 mai 2017. (Crédit : Abir Sultan/Pool/AFP)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu pendant la réunion hebdomadaire du cabinet, dans ses bureaux de Jérusalem, le 14 mai 2017. (Crédit : Abir Sultan/Pool/AFP)

Israël a condamné samedi l’attentat contre une mosquée en Egypte qui a fait 305 morts et appelé à l’unité de « tous les pays pour défaire le terrorisme ».

« Israël condamne fermement l’attaque terroriste horrible et criminelle contre la mosquée al-Rawda près d’Al-Arich », a affirmé un communiqué du bureau du Premier ministre Benjamin Netanyahu.

« Le terrorisme pourrait être défait plus rapidement si tous les pays œuvrent ensemble contre lui », a ajouté le communiqué.

Le drapeau égyptien a illuminé la façade du bâtiment de la municipalité de Tel Aviv vendredi soir, quelques heures après l’attaque, tandis que la tour Eiffel s’est éteinte en mémoire des victimes.

Le bâtiment a été illuminé aux couleurs de divers drapeaux suite à d’autres attaques terroristes perpétrées dans le monde. C’est la deuxième fois que la mairie de la Ville Blanche arbore les couleurs de son voisin. En effet, en mai, 29 chrétiens coptes avaient été tués dans une fusillade meurtrière près du Caire.

L’Egypte a été le premier pays arabe à faire la paix avec Israël en 1979.

« Le Congrès Juif Mondial condamne sévèrement et sans équivoque l’attentat terroriste terrifiant et barbare perpétré ce [vendredi] matin contre des civils innocents en Egypte. La communauté juive mondiale est solidaire des victimes de l’attentat et de l’ensemble du peuple égyptien, lit-on dans un communiqué de l’organe juif présidé par Ronald S. Lauder.

« Ce fut un lâche assaut sur l’humanité qui doit être traité avec les mesures les plus sévères possibles. La communauté internationale doit rester unie dans sa détermination à vaincre ce fléau du terrorisme qui se répand dans le monde entier.

« Le terrorisme de ce genre ne discrimine pas – nous sommes tous des cibles. Les personnes décentes de toutes les religions, religions et nationalités de ce monde doivent se défendre les unes les autres et s’entraider. Nous ne pouvons pas laisser régner la terreur, » conclut le communiqué.

Le passage frontalier de Rafah entre l’Egypte et la bande de Gaza qui devait rouvrir samedi restera fermé jusqu’à nouvel ordre suite à l’attentat, avait indiqué vendredi à l’AFP un responsable palestinien.

« Le côté égyptien nous a informés que Rafah ne sera pas rouvert samedi en raison des événements tragiques dans le nord du Sinaï », a affirmé le responsable qui s’exprimait sous le couvert de l’anonymat, sans donner plus de détails.

Le point de passage, fermé depuis août, avait été brièvement ouvert samedi dernier durant trois jours pour la première fois depuis la conclusion en octobre d’un accord de réconciliation entre les deux principales formations palestiniennes, le groupe terroriste du Hamas et l’Autorité palestinienne.

Des camions égyptiens apportent du carburant dans la bande de Gaza par le terminal de Rafah, le 21 juin 2017. (Crédit : Saïd Khatib/AFP)

Le Parquet égyptien a indiqué qu’une trentaine d’hommes armés portant la bannière noire du groupe jihadiste Etat islamique (EI) avaient pris part vendredi au massacre des fidèles à 40km à l’ouest d’Al-Arich, capitale de la province du Nord-Sinaï (est).

Les terroristes ont fait exploser une bombe avant de tirer à l’arme automatique sur les fidèles dans la mosquée al-Rawda dans le village de Bir al-Abd, selon la même source.

L’attaque, rarissime dans une mosquée en Egypte, a laissé le pays en état de choc et n’a pas encore été revendiquée.

La branche égyptienne du groupe Etat islamique (EI), soupçonnée d’être responsable du massacre vendredi dans une mosquée du Sinaï, a mené plusieurs attaques sanglantes dans cette péninsule de l’est de l’Egypte, où elle mène une guerre d’usure contre le pouvoir.

L’attentat, qui a fait 305 morts dont 27 enfants, n’avait pas encore été revendiqué samedi soir.

Les musulmans « sont souvent les premières victimes » du terrorisme, a souligné samedi à Pékin Jean-Yves Le Drian, au lendemain d’un carnage dans une mosquée en Egypte, condamnant « l’intolérance et la barbarie » d’une attaque survenue en pleine prière.

Jean-Yves Le Drian, ministre français des Affaires étrangères, pendant une conférence de presse au complexe présidentiel d’Ankara, en Turquie, le 14 septembre 2017. (Crédit : Adem Altan/AFP)

Le ministre français des Affaires étrangères, en visite en Chine jusqu’à dimanche, a indiqué à l’AFP avoir fait part à son homologue égyptien Sameh Choukry de « l’émotion de la France (…) aux côtés (de l’Egypte) face à ce drame ».

« Ce n’est pas la première fois que le terrorisme frappe des musulmans. Ce sont souvent les musulmans qui sont les premières victimes du terrorisme qui se réclame du fondamentalisme islamiste », a insisté M. Le Drian.

« Cette cible (montre) l’intolérance et la barbarie », a-t-il ajouté, rappelant par ailleurs qu’une autre communauté religieuse égyptienne, les Coptes chrétiens, avait été sévèrement frappée l’an dernier.

L’attaque de vendredi s’est produite à 40 km à l’ouest de la capitale de la province du Nord-Sinaï, une région où les forces de sécurité combattent la branche égyptienne du groupe jihadiste Etat islamique (EI).

« Le mode opératoire et le lieu, les méthodes, nous laissent penser que c’est un groupement affilié à Daech (acronyme arabe de l’EI, NDLR) » qui est responsable de l’attaque, a observé le ministre français.

« Ce n’est pas parce que l’EI a perdu son emprise territoriale qu’il a perdu sa volonté néfaste pour la sécurité et l’équilibre du monde », a-t-il insisté, appelant à « la grande vigilance de la communauté internationale ».

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