Israël envisage une taxe pour lutter contre les embouteillages
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Israël envisage une taxe pour lutter contre les embouteillages

Le nouveau prélèvement vise à réduire le recours à la voiture, notamment dans le centre-ville de Tel Aviv constamment en proie à des embouteillages monstres

Des bouchons sur l'autoroute Ayalon de Tel Aviv, le 18 juin 2012.  (Uri Lenz/FLASH90)
Des bouchons sur l'autoroute Ayalon de Tel Aviv, le 18 juin 2012. (Uri Lenz/FLASH90)

Afin de lutter contre les embouteillages cauchemardesques d’Israël, le ministère des Finances envisagerait d’instaurer de nouvelles taxes pour frapper au porte-monnaie des conducteurs qui engorgent les routes à l’heure de pointe et utilisent leur voiture dans les centres-villes.

Les nouvelles propositions doivent être présentées au prochain gouvernement une fois qu’il sera formé, a annoncé mercredi la Treizième chaîne d’information.

Le plan prévoit la mise en place d’une taxe spéciale visant les voitures pour essayer de réduire le nombre de véhicules qui saturent les centres-villes, tout particulièrement à Tel Aviv.

Londres, Singapore et Stockholm ont introduit des systèmes similaires, connus sous le nom de la « taxe embouteillage », qui ont conduit à une réduction du trafic et à des améliorations de la qualité de l’air, tout en créant un revenu croissant pour développer les transports publics et d’autres infrastructures. Pourtant, des critiques du projet ont affirmé que, dans la pratique, ce système signifiera que la conduite en centre-ville sera réservée aux riches.

Le changement de la structure de taxe de transport en Israël vise aussi à faire payer plus les conducteurs qui encombrent plus le système routier.

La route 6, l’autoroute qui traverse israël (Crédit photo : Chen Leopold/Flash90)

Dans une précédente tentative de lever des fonds pour résoudre le trafic à Tel Aviv, le ministère des Transports a construit une « voie rapide » de 13 kilomètres sur l’autoroute 1 très chargée qui permet de se déplacer depuis l’est de la ville.

En utilisant la voie payante, les conducteurs peuvent choisir de payer des frais supplémentaires pour éviter une partie des embouteillages quotidiens qui bloquent cette artère principale. Le projet comprend un emplacement de parking gratuit pour 2 000 voitures et un service gratuit de navettes de bus.

Pourtant, le projet n’a pas réussi à réduire le flot quotidien de voitures ni à désengorger les rues du centre de Tel Aviv des embouteillages.

Le ministre des Transports, Israël Katz, (à gauche), et le maire de Tel Aviv, Ron Huldai, inaugurent le nouveau tramway à Tel Aviv le 13 septembre 2017. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)

Le gouvernement investit beaucoup dans les réseaux ferrés d’Israël et dans la construction d’un système de tramway pour Tel Aviv. Mais ces investissements doivent encore faire leur preuve pour diminuer le volume de véhicules sur les routes et des critiques affirment que le transport public en Israël reste largement très inadapté.

New York devrait devenir la première ville américaine à utiliser une taxe embouteillage pour faire diminuer le trafic et financer des améliorations importantes en matière de transport, suivant les traces de Londres, Singapore et de Stockholm. Ces villes ont fait l’expérience d’une réduction du trafic et ont engrangé un revenu important pour développer les transports publics.

Les taxes à New York ne commenceront pas avant la fin 2020, au plus tôt, et même s’il n’est pas certain que ces taxes décourageront les gens à utiliser leurs voitures, les péages devraient générer des revenus supplémentaires pour améliorer les transports publics.

Une conférence rassemblant des experts pour essayer de résoudre le problème des embouteillages est prévue pour juin à Tel Aviv. L’événement « anti-embouteillage » va permettre au secteur israélien des transports de réfléchir à différentes solutions comme l’augmentation de taxes ou le développement des transports publics.

L’AP a contribué à cet article

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