Israël et le Liban reprennent les négociations sur leur frontière maritime
Rechercher

Israël et le Liban reprennent les négociations sur leur frontière maritime

La reprise des négociations reste teintée d'incertitudes : la superficie de la zone de litige continue de constituer une importante pierre d'achoppement

Un convoi de la Force de maintien de la paix des Nations unies (FINUL) patrouille près de Naqoura, au Liban, à proximité de sa frontière avec Israël, en prévision des négociations entre les deux pays dans la région, le 13 octobre 2020. (Mahmoud Zayyat/AFP)
Un convoi de la Force de maintien de la paix des Nations unies (FINUL) patrouille près de Naqoura, au Liban, à proximité de sa frontière avec Israël, en prévision des négociations entre les deux pays dans la région, le 13 octobre 2020. (Mahmoud Zayyat/AFP)

Le Liban et Israël ont repris mardi des pourparlers indirects, parrainés par Washington, sur la démarcation de leur frontière maritime, après des mois d’interruption en raison de divergences sur la zone contestée, selon l’agence officielle libanaise.

Les négociations ont débuté « à 10 heures (07H00 GMT) à Ras al-Naqoura sous les auspices des Nations Unies et par l’intermédiaire de la médiation américaine », a indiqué l’agence nationale de l’information (ANI), faisant allusion aux locaux de l’ONU dans cette localité du sud du Liban frontalière d’Israël, où s’étaient tenues les réunions précédentes.

Washington avait récemment annoncé l’envoi d’un médiateur, le diplomate John Desrocher, qualifiant la reprise des négociations d' »étape positive ».

Techniquement en état de guerre, les deux voisins avaient entamé en octobre des pourparlers indirects par l’intermédiaire de l’ONU et des Etats-Unis, mais le processus a déraillé fin novembre.

La reprise des négociations mardi reste, elle, teintée d’incertitudes : la superficie de la zone de litige continue de constituer une importante pierre d’achoppement.

Les négociations portaient initialement sur une zone de 860 kilomètres carrés, selon une carte enregistrée auprès de l’ONU par le Liban en 2011, jugée aujourd’hui erronée par Beyrouth qui réclame une zone supplémentaire de 1 430 km2, englobant une partie du champ gazier de Karish, déjà confié par Israël à une société grecque.

Illustration : une unité de production d’Energean (Autorisation)

Une source à la présidence libanaise a affirmé à l’AFP que « les pourparlers commenceraient au point où ils s’étaient arrêtés, c’est-à-dire pour nous à la ligne 29 », qui confère au Liban la zone supplémentaire.

« Nous n’accepterons pas la ligne qu’ils proposent et ils n’accepteront pas la nôtre. Nous verrons donc ce que le médiateur va proposer (…) pour arriver à des points communs », a-t-elle ajouté, sous couvert d’anonymat.

Lors d’une rencontre lundi avec la délégation libanaise, le président Michel Aoun a réitéré « l’importance de corriger les frontières maritimes, conformément aux lois et conventions internationales ».

Pour modifier la carte de 2011, Les autorités libanaises doivent notifier l’ONU des nouvelles coordonnées qu’elles ont définies, mais le décret officiel modifiant les frontières n’a toujours pas été signé par le président.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...