Israël étend la zone de pêche autorisée au large de la bande de Gaza
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Israël étend la zone de pêche autorisée au large de la bande de Gaza

Avec le maintien du calme, l'armée a convenu d'élargir le périmètre à 12 miles nautiques et de permettre à nouveau l'importation d'eau et de produits alimentaires ou agricoles

Des pêcheurs palestiniens, masqués en raison de la pandémie de coronavirus COVID-19, préparent leurs filets de pêche sur une plage de la Méditerranée à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, le 2 septembre 2020. (SAID KHATIB / AFP)
Des pêcheurs palestiniens, masqués en raison de la pandémie de coronavirus COVID-19, préparent leurs filets de pêche sur une plage de la Méditerranée à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, le 2 septembre 2020. (SAID KHATIB / AFP)

Israël a accordé une extension de la zone de pêche autorisée au large de la bande de Gaza à partir de vendredi matin, quelques jours après des bombardements en réaction à des lancers de ballons incendiaires depuis l’enclave palestinienne.

Suite à une évaluation de la situation sécuritaire et avec l’approbation des autorités, la zone de pêche de la bande de Gaza sera étendue à partir de vendredi matin de 6 à 12 milles nautiques » (de 11 à 22 km environ), a annoncé dans un communiqué le COGAT, organe israélien relevant du ministère de la Défense et chargé des opérations civiles dans les Territoires palestiniens.

Et « à partir de dimanche, des équipements et des marchandises pour des projets de la communauté internationale à Gaza pourront être importés dans la bande de Gaza », ajoute le communiqué. Ces importations comprennent de l’eau, des médicaments, des produits alimentaires, du matériel électrique et des produits agricoles offerts par la communauté internationale dans le cadre des efforts de reconstruction de Gaza.

Les autorités israéliennes vont aussi autoriser l’exportation de ferraille de l’enclave côtière vers l’État juif, a noté le COGAT.

Les Palestiniens qui vivent dans la bande de Gaza pourront voyager via le poste-frontière Allenby qui sépare la Cisjordanie et la Jordanie, sous réserve de critères qui devront être reconnus, a annoncé le COGAT, qui a ajouté qu’il permettrait à 29 véhicules privés qui avaient été bloqués au poste-frontière d’Erez – ouvert aux piétons – depuis la guerre du mois de mai entre Israël et le Hamas de rentrer dans la bande.

« Les mesures civiles qui ont été approuvées par les autorités politiques sont conditionnées au maintien continu de la stabilité sécuritaire dans la région », a remarqué le COGAT.

Israël, par le passé, a utilisé la possibilité des restrictions dans la zone de pêche comme une mesure de sanction à Gaza suite à des attentats ou à des émeutes frontalières, même si les critiques affirment qu’il s’agit d’une sorte de punition collective imposée à des individus sans lien avec les tensions.

Un agent de sécurité du Hamas contrôle un camion entrant dans la bande de Gaza au passage de Kerem Shalom, à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, le 21 juin 2021. (Crédit : Adel Hana/AP)

Israël a mené des attaques aériennes sur la bande de Gaza dimanche, après des lancers de ballons incendiaires vers son territoire depuis l’enclave palestinienne.

Auparavant, Israël avait annoncé réduire de moitié la zone de pêche autorisée au large de la bande de Gaza.

Israël avait initialement annoncé le 12 juillet une extension de la zone de pêche et une augmentation du volume d’importations autorisées dans la bande de Gaza, après un retour au « calme ».

La zone de pêche autorisée avant le conflit déclenché en mai était de 15 milles nautiques (environ 28 km), mais Israël l’a réduite pendant les hostilités.

Des incidents sporadiques – lancers de ballons incendiaires de Gaza et frappes aériennes israéliennes en représailles – ont eu lieu depuis l’entrée en vigueur d’un fragile cessez-le-feu qui a mis fin à une guerre éclair de 11 jours, du 10 au 21 mai.

Pour sa part, le Hamas semble déterminé à créer une escalade à la frontière si Israël n’autorisait pas l’entrée de fonds du Qatar dans la bande d’ici la fin de la semaine, ont indiqué des sources du groupe terroriste à un journal libanais, jeudi.

Ces sources ont confié à Al Akhbar que s’il n’y avait pas de changement dans la situation concernant l’entrée des financements et des importations diverses dans l’enclave, il pourrait pousser certaines factions terroristes à tirer des roquettes vers le sud d’Israël.

Au mois de juin, une menace similaire avait été faite via le même journal libanais qui avait finalement abouti aux attaques au ballon incendiaire.

Les forces de sécurité du Hamas montent la garde à Gaza alors que des fonctionnaires attendent de recevoir leurs salaires devant une banque fermée, le 5 juin 2014. (Crédit : AFP/Mohammed Abed)

Avec l’approbation d’Israël, le Qatar a, ces dernières années, distribué des centaines de millions de dollars de liquidités pour permettre aux gouvernants du Hamas de payer le carburant nécessaire pour faire fonctionner la seule centrale électrique de la bande, pour payer les salaires des fonctionnaires et offrir des aides à des dizaines de milliers de familles défavorisées.

Un responsable proche des négociations a fait savoir au mois de juillet au Times of Israel que l’État juif avait fait savoir aux intermédiaires égyptiens – qui assurent la médiation des pourparlers entre les deux parties – qu’il ne permettrait plus l’entrée incontrôlée de l’argent qatari à Gaza comme il avait pu le faire par le passé.

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