Israël pourrait manquer la date butoir pour se retirer de l’UNESCO
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Israël pourrait manquer la date butoir pour se retirer de l’UNESCO

L'envoyé israélien à l’UNESCO a assuré qu’Israël travaillait pour résoudre ce problème dû aux fêtes de fin d'année

Le siège de l'UNESCO, avenue Suffren, à Paris. (Crédit : Wikimedia Commons)
Le siège de l'UNESCO, avenue Suffren, à Paris. (Crédit : Wikimedia Commons)

Israël va rater la date limite pour pouvoir se retirer de l’UNESCO, parce que les bureaux de l’agence culturelle des Nations unies à Paris seront fermés pour congés annuels en raison des fêtes de fin d’année.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a ordonné à l’envoyé israélien à l’UNESCO vendredi d’envoyer un courrier officiel annonçant l’intention d’Israël de quitter l’organisation, deux mois après que les États-Unis ont annoncé leur propre retrait, notamment en raison du parti-pris anti-Israël de l’UNESCO.

Afin de quitter l’organisation au même moment que les États-Unis, c’est-à-dire, à la fin de l’année 2018, Israël devrait soumettre sa lettre à Audrey Azoulay, directrice générale de l’UNESCO, au moins un an avant l’entrée en vigueur du retrait.

Selon l’article 2.6 de la Constitution de l’UNESCO, « tout État membre ou Membre associé de l’Organisation peut se retirer de l’Organisation après avis adressé au Directeur général. Le retrait prend effet au 31 décembre de l’année suivant celle au cours de laquelle l’avis a été donné. »

Les quartiers généraux de l’UNESCO étant fermés jusqu’au 2 janvier, il semblerait que Carmel Shama HaCohen soit dans l’impossible de soumettre cette lettre avant la fin de l’année.

« Oui l’organisation est fermée jusqu’à l’an prochain, mais la lettre sera transmise à temps », a-a déclaré Carmel Shama HaCohen, envoyé israélien à l’UNESCO au Times of Israel. « Même si je dois escalader la barrière, je suis encore en âge et j’ai encore la force de le faire. »

De plus, la notification de retrait sera prise en compte dans la mesure où elle est datée et expédiée avec la fin de l’année, même si l’UNESCO ne l’a reçoit qu’après le Nouvel An.

Shama HaCohen, un ancien député du Likud de Netanyahu, s’est montré très favorable à la décision de Premier ministre Benjamin Netanyahu d’emboîter le pas aux États-Unis. En effet, ces dernières années, l’instance onusienne a adopté de nombreuses résolutions ignorant les liens entre le peuple juif et les lieux saints à Jérusalem.

« Je pense que c’est approprié, étant donné l’attitude biaisée, unilatérale et absurde de cette organisation envers nous, et dans le contexte de la position forte des Etats-Unis à l’ONU, que nous saluons » a déclaré Netanyahu dimanche.

Shama HaCohen a déclaré vendredi que l’UNESCO « a battu des records d’hypocrisie, d’incitation et de mensonges à l’encontre d’Israël et du peuple juif, tout en polluant ses principes nobles avec de la politisation et du terrorisme diplomatique, qui frôle parfois l’antisémitisme ».

L’envoyé israélien a déclaré qu’Israël et le peuple juif « auraient dû être les premiers à contribuer à l’organisation, et les derniers à la quitte, mais au regard des absurdités de l’UNESCO, des pays qui n’ont rien à voir avec la science, l’éducation et la culture, ont causé la perte de cette importante organisation. »

D’autres diplomates ont déploré le retrait de l’UNESCO, arguant que les États-Unis pourront facilement obtenir le statut d’observateur au sein de l’organisation, mais que ce n’est pas le cas d’Israël. Afin d’obtenir le statut d’observateur, un pays doit obtenir le soutien de la majorité des États-membres. Il est assez improbable qu’Israël l’obtienne, en raison de la majorité arabe systématique.

 

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