Israël renvoie un pilote iranien de Turkish Airlines
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Israël renvoie un pilote iranien de Turkish Airlines

Le Shin Bet a rejeté la demande d’Ankara de faire une exception d’une nuit ; le pilote a été empêché d’entrer dans le pays et a été rapatrié en Turquie

Un vol Turkish Airlines sur la piste de l'aéroport international Ben-Gurion, le 3 août 2013. (Crédit : Moshe Shai/Flash90)
Un vol Turkish Airlines sur la piste de l'aéroport international Ben-Gurion, le 3 août 2013. (Crédit : Moshe Shai/Flash90)

Israël a empêché le pilote d’un vol civil de Turkish Airlines d’entrer dans le pays vendredi parce qu’il est détenteur de la nationalité iranienne. A la place, le pilote a été rapatrié vers la Turquie par le transporteur turc.

L’incident concernait un vol de routine de Turkish Airlines vers l’aéroport Ben-Gurion, a annoncé samedi la Deuxième chaîne.

Quand l’équipage est arrivé au contrôle des passeports, il a été découvert que le pilote détenait un passeport iranien, et il n’a pas été autorisé à traverser la frontière. Il n’a pas été précisé dans le reportage télévisé si le pilote, dont le nom n’a pas été donné, possédait aussi la nationalité turque ou une autre nationalité.

Les autorités turques ont demandé à Israël de faire une exception pour cette affaire, et de l’autoriser à entrer en Israël uniquement pour une nuit. Mais l’agence de sécurité d’Israël, le Shin Bet, a rejeté la demande, a annoncé le reportage télévisé, car elle ne voulait pas établir de précédent.

La compagnie aérienne a reconnu avoir « fait une erreur », selon la chaîne, et le pilote a été rapatrié en Turquie avec un autre vol.

La Deuxième chaîne a annoncé que les compagnies turques avaient embauché 200 pilotes iraniens l’année dernière en raison d’une pénurie dans ses rangs, et a assuré Israël à ce moment qu’aucun d’entre eux ne volerait vers Tel Aviv.

L’Iran et Israël n’ont pas de relations diplomatiques. Les dirigeants iraniens ont sans cesse encouragé la disparition d’Israël, et Téhéran arme, finance et entraîne des organisations terroristes comme le Hezbollah et le Hamas, qui cherchent à détruire Israël.

Les relations d’Israël avec la Turquie, autrefois très chaleureuses, ont été extrêmement abîmées ces dernières années, quand le président turc Recep Tayyip Erdogan a fustigé la politique israélienne vis-à-vis des Palestiniens et a soutenu le Hamas.

La mort de 10 citoyens turcs pendant l’incident du Mavi Marmara en mai 2010 – quand une flottille venue de Turquie avait essayé de briser le blocus sécuritaire israélien sur la bande de Gaza, dirigée par le Hamas, et que des soldats israéliens ont abordé sur le Marmara et ouvert le feu après avoir été attaqués – avait approfondi la crise.

Les négociateurs turcs et israéliens ont travaillé à réparer ces relations ces trois dernières années, sans parvenir à un accord pour la normalisation des liens.

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