Italie : manifestation aux bougies après un acte antisémite
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Italie : manifestation aux bougies après un acte antisémite

Aldo Rolfi a dénoncé des vandales "totalement ignorants", et pas seulement parce que sa mère résistante, Lidia Beccaria Rolfi, n'était pas juive

Aldo Rolfi, le fils de l'écrivaine italienne Lidia Beccaria Rolfi (1925-1996), une ancienne membre de la résistance italienne qui a été déportée au camp de concentration de Ravensbrueck en tant que prisonnière politique, parle aux participants d'une manifestation contre l'antisémitisme, le 24 janvier2020 à Mondovi, dans le nord ouest de l'Italie. (Photo par MARCO BERTORELLO / AFP)
Aldo Rolfi, le fils de l'écrivaine italienne Lidia Beccaria Rolfi (1925-1996), une ancienne membre de la résistance italienne qui a été déportée au camp de concentration de Ravensbrueck en tant que prisonnière politique, parle aux participants d'une manifestation contre l'antisémitisme, le 24 janvier2020 à Mondovi, dans le nord ouest de l'Italie. (Photo par MARCO BERTORELLO / AFP)

Des centaines de personnes ont manifesté bougies à la main vendredi à Mondovi, dans le nord-ouest de l’Italie, après la découverte d’inscriptions antisémites sur la porte d’entrée d’une maison d’un survivant de camp de concentration nazi.

Une étoile de David et les mots en allemand « Juden Hier » (« Juifs ici ») ont été peints en noir sur cette maison, dans la région du Piémont. La mère du survivant, Lidia Beccaria Rolfi, membre de la résistance antifasciste italienne, y a vécu jusqu’à sa mort en 1996.

Son fils Aldo, qui vit maintenant dans la maison, a indiqué que cet acte antisémite est survenu après la publication d’un article dans lequel il parlait de sa mère et mettait en garde contre une hausse de l’antisémitisme.

« C’est arrivé ici, à Mondovi, en 2020 », a déclaré Stefano Casarino, directeur de l’Association nationale des résistants d’Italie (ANPI) à la foule au moment où Aldo Rolfi arrachait une housse placée par la police pour cacher les inscriptions antisémites.

M. Rolfi a dénoncé des vandales « totalement ignorants », et pas seulement parce que sa mère n’était pas juive.

Mme Beccaria Rolfi a rejoint la résistance fin 1943. Elle a été arrêtée et déportée au camp de concentration de Ratisbonne, dans le sud-est de l’Allemagne, en tant que prisonnière politique en juin 1944, avant d’être libérée un an plus tard.

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