Jared Kushner se rendra au Qatar et en Arabie saoudite
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Jared Kushner se rendra au Qatar et en Arabie saoudite

Ce déplacement a pour but de résoudre le conflit entre le Qatar et une alliance dirigée par les Saoudiens, mais d'autres problématiques pourraient aussi être à l'ordre du jour

Jared Kushner, conseiller supérieur à la Maison Blanche, fait une conférence de presse dans la salle James Brady à la Maison Blanche à Washington, le jeudi 13 août 2020, après que le président Donald Trump a annoncé que les Émirats arabes unis et Israël avaient convenu d'établir des relations diplomatiques complètes. (Photo AP / Andrew Harnik)
Jared Kushner, conseiller supérieur à la Maison Blanche, fait une conférence de presse dans la salle James Brady à la Maison Blanche à Washington, le jeudi 13 août 2020, après que le président Donald Trump a annoncé que les Émirats arabes unis et Israël avaient convenu d'établir des relations diplomatiques complètes. (Photo AP / Andrew Harnik)

Jared Kushner, gendre et conseiller du président américain Donald Trump, se rendra en Arabie saoudite et au Qatar cette semaine, dans une tentative de remporter d’ultimes victoires diplomatiques dans la région, avant de quitter la Maison Blanche, a indiqué dimanche le Wall Street Journal.

Ce déplacement a en particulier pour but de résoudre le conflit entre le Qatar et une alliance dirigée par les Saoudiens, mais un certain nombre de problématiques pourraient aussi être à l’ordre du jour, selon le quotidien américain.

Le voyage de M. Kushner intervient quelques jours après l’assassinat d’un éminent scientifique iranien, attribué à Israël.

L’horloge tourne pour M. Trump, qui devra quitter la Maison Blanche après que le président élu Joe Biden aura prêté serment le 20 janvier.

M. Kushner a tenté de conclure plusieurs accords dans la région et a noué un lien avec le prince héritier Mohammed ben Salmane (MBS), souverain de facto de l’Arabie saoudite, qui divise le pays.

Le président américain Donald Trump (deuxième à gauche) serre la main de l’émir du Qatar, Cheikh Tamim Bin Hamad Al-Thani (à gauche) lors d’une rencontre bilatérale, le 21 mai 2017, à Riyad, en Arabie Saoudite. Sont assis avec eux (de gauche à droite) : Rex Tillerson, alors secrétaire d’État américain, Jared Kushner, conseiller principal à la Maison Blanche, et H.R. McMaster, alors conseiller à la sécurité nationale des États-Unis. (AP Photo/Evan Vucci)

Ces derniers mois, Bahreïn et les Emirats arabes unis ont accepté de normaliser leurs relations avec Israël, dans le cadre des accords dits d’Abraham, menés par la Maison Blanche représentée par M. Kushner.

Le Soudan a également donné son accord de principe pour normaliser ses relations avec Israël.

Les craintes communes au sujet de l’Iran ont progressivement rapproché Israël et les pays arabes du Golfe, avec le concours des Etats-Unis. Le 23 novembre, des sources israéliennes ont fait état de pourparlers secrets entre le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et le prince héritier Mohammed ben Salmane.

Les médias israéliens ont alimenté les spéculations selon lesquelles Israël pourrait s’approcher de la normalisation de ses relations avec la plus grande puissance du Golfe.

Riyad a cependant nié toute rencontre entre M. Netanyahu et Mohammed ben Salmane.

L’Arabie saoudite a publiquement affirmé qu’elle s’alignait toujours sur la position de la Ligue arabe, qui exclut toute normalisation des relations avec Israël en l’absence d’une résolution du conflit israélo-palestinien.

WASHINGTON, DC – Le directeur de la planification politique américain Brian Hook répond aux questions des journalistes durant l’annonce de la création du Groupe d’action pour l’Iran au département d’Etat, le 16 août 2018, à Washington. (Crédit : Rod Lamkey/Getty Images/AFP)

Le Wall Street Journal a précisé que M. Kushner sera accompagné lors de ce voyage par Avi Berkowitz, conseiller du président sur le Moyen-Orient, et Brian Hook, ex-émissaire américain pour l’Iran.

Le différend opposant le Qatar aux puissances du Golfe remonte à plusieurs années.

Bahreïn, l’Arabie saoudite, les Emirats arabes unis et l’Egypte ont imposé un embargo aérien, maritime et terrestre au Qatar en juin 2017, estimant Doha trop proche de l’Iran et de groupes islamistes radicaux, ce que dément le Qatar.

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