Jérusalem-Est : Une jeune femme de 21 ans tuée par une balle perdue
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Jérusalem-Est : Une jeune femme de 21 ans tuée par une balle perdue

Maryam al-Takrouri revenait des prières du Ramadan sur le mont du Temple quand elle s'est trouvée au cœur d'un échange de tirs à Wadi Joz ; un bus a été attaqué dans des émeutes

Capture d'écran : Une vidéo montre les affrontements dans le quartier de Wadi al-Joz à Jérusalem-Est qui ont fait un mort, une femme, le 18 avril 2021. (Crédit :   Twitter)
Capture d'écran : Une vidéo montre les affrontements dans le quartier de Wadi al-Joz à Jérusalem-Est qui ont fait un mort, une femme, le 18 avril 2021. (Crédit : Twitter)

Une jeune femme originaire de Jérusalem-Est est morte des suites d’une blessure par balle dans la nuit de samedi à dimanche. Elle s’est retrouvée malgré elle au cœur d’une fusillade entre deux familles rivales.

La jeune femme a été tuée par une balle perdue à Wadi Joz, a fait savoir la presse israélienne.

La police israélienne a déclaré que cinq autres personnes avaient été blessées dans cet affrontement. Une enquête a été ouverte.

La victime s’appelait Maryam al-Takrouri et elle était âgée de 21 ans.

Selon le site d’information Haaretz, al-Takrouri revenait des prières du Ramadan à la mosquée al-Aqsa, sur le mont du Temple, lorsqu’elle a été touchée.

Sa mort a été prononcée à l’hôpital Makassed de Jérusalem-Est.

Les résidents du quartier ont indiqué qu’il y avait eu des violences continues entre les deux familles. Ces affrontements auraient fait sept blessés, touchés par des échanges de tirs ou de pétards entre les deux clans rivaux.

De plus, des émeutes ont eu lieu autour de la Vieille Ville dans la nuit de samedi, pour la cinquième nuit consécutive, alors que les tensions ne cessent d’augmenter à Jérusalem-Est depuis le début du Ramadan, une fête religieuse musulmane d’un mois, la semaine dernière.

La police a affronté les émeutiers à Jérusalem-Est après avoir essuyé des jets de pierre et des lancements de feux d’artifice. Ils ont également caillassé un bus, brisant l’une de ses vitres, qui circulait près de la porte de Damas, dans la Vieille Ville. Ce secteur a été au centre des violences récentes.

Le député Itamar Ben-Gvir, du parti Otzma Yehudit d’extrême-droite a posté une vidéo des échauffourées sur Twitter et il a appelé le ministre de la Sécurité intérieure, Amir Ohana, à ouvrir une enquête pour « s’occuper enfin de ces terroristes », ajoutant que « Jérusalem est en train de devenir le Far-West ».

Ces incidents sont survenus dans le cadre d’une série de meurtres au sein de la communauté arabe.

Deux frères de la ville arabe israélienne de Baqa al-Gharbiya ont été tués par balle, dans la nuit de jeudi à vendredi, à Tulkarem, une ville de la Cisjordanie.

Shafa Abu Hussein et son frère Salah, tous deux âgés d’une vingtaine d’années, sont morts alors qu’ils se trouvaient à bord de leur voiture, pris pour cible par un homme qui se trouvait également dans un véhicule en circulation. L’Autorité palestinienne a déclaré que les plaques d’immatriculation du tireur étaient notamment israéliennes, ont indiqué des informations transmises vendredi. Le mobile de cette fusillade reste indéterminé.

Les deux jeunes gens sont devenus les 31e et 32e Arabes israéliens à être morts dans des violences cette année, selon le site d’information Ynet.

Al-Takrouri est ainsi la 33e.

Les villes et villages arabes ont connu une recrudescence des violences ces dernières années, dont le crime organisé serait le principal responsable. Pour leur part, les Arabes israéliens blâment la police qui, selon elle, se montre incapable de réprimer les puissantes organisations criminelles.

Dans la nuit de vendredi, la police a expliqué avoir arrêté 69 suspects dans la ville israélienne de Ramle, au centre d’Israël, suite à des échanges de tirs qui auraient eu lieu dans le quartier de Gan Haqal.

Les suspects, qui appartiennent à deux familles rivales, auraient échangé des jets de pierre, de cocktail Molotov mais aussi des coups de feu. Un policier avait été légèrement blessé par balle pendant l’altercation.

Une voiture est endommagée à Ramlé après les affrontements violents entre deux clans rivaux, le 16 avril 2021. (Crédit : Porte-parole de la police)

Lundi, une femme de 38 ans est morte dans la ville arabe israélienne de Tira. Vendredi dernier, deux cousins ont été tués par balle dans la ville arabe de Deir al-Asad. Quelques heures auparavant, un homme était mort, victime de tirs, à l’entrée de son habitation dans le village bédouin d’Ibtin.

En 2020, 96 Arabes israéliens ont été tués – ce qui est le bilan annuel le plus élevé de mémoire récente.

Plus de 90 % des fusillades en Israël, l’année dernière, ont eu lieu dans les communautés arabes, selon la police. Les Arabes israéliens représentent un cinquième de la population du pays.

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