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Jérusalem : Manifestations violentes d’extrémistes haredim contre la police

Des centaines de personnes ont manifesté à plusieurs endroits de la capitale pour protester contre la détention d'un homme soupçonné d'avoir incendié un magasin

Des manifestants haredim bloquent le tramway à Jérusalem, le 21 février 2023. (Capture d'écran :Twitter/Yair Levy; Used in accordance with Clause 27a of the Copyright Law)
Des manifestants haredim bloquent le tramway à Jérusalem, le 21 février 2023. (Capture d'écran :Twitter/Yair Levy; Used in accordance with Clause 27a of the Copyright Law)

Des manifestants ultra-orthodoxes ont entraîné des émeutes dans plusieurs quartiers de Jérusalem, mardi dans la soirée. Ils ont vandalisé un commissariat, brisé les vitres d’un wagon du tramway et bloqué des routes.

Deux personnes ont été arrêtées en lien avec ces troubles, a indiqué la police alors que les agents tentaient de disperser les manifestants appartenant à un mouvement ultra-orthodoxe connu sous le nom de « Faction de Jérusalem ».

Des centaines de protestataires s’étaient rassemblés à Kikar Hashabbat, une place animée située au cœur du Jérusalem haredi, pour protester contre l’emprisonnement d’au moins un membre issu de leur communauté pour son rôle présumé dans des attaques commises à l’encontre de magasins de téléphonie mobile vendant des appareils non-approuvés par les rabbins ultra-orthodoxes.

Les hommes se sont ensuite rendus au Complexe russe de la ville où se trouvent la Cour des magistrats et le siège de la police de Jérusalem. Selon des informations parues dans la presse israélienne, ils auraient endommagé une porte et une guérite utilisée par les agents. Ils ont aussi bloqué l’entrée de la partie du complexe où se trouvent les locaux de l’unité de la police chargée des crimes graves, a noté le site d’information Ynet.

Après avoir été délogés de ce secteur, les manifestants se sont rassemblés rue Haim Barlev, bloquant des sections de cette artère centrale de circulation ainsi qu’un tramway. Ils ont jeté des pierres sur les wagons, cassant au moins une vitre.

Il n’y aurait pas eu de blessé.

La police, qui a reçu l’ordre du ministre de la Sécurité publique, Itamar Ben Gvir, de ne pas utiliser une force excessive à l’encontre des manifestants haredim, a indiqué dans un communiqué que « nous continuerons à autoriser les mouvements de protestation dans les limites définies par la loi mais nous n’autoriserons pas de perturbations publiques illégales, d’actes de vandalisme ou de violence ».

Ces manifestations ont eu lieu deux mois après qu’une femme a été grièvement blessée lors d’échauffourées qui avaient marqué des mouvements de protestation ultra-orthodoxes. Elle avait été renversée par un conteneur à poubelles en flammes poussé par les émeutiers depuis le haut d’une rue.

Les extrémistes haredim ont organisé un certain nombre de mouvements de protestation violents, ces derniers mois, pour dénoncer l’arrestation de membres de la communauté qui sont soupçonnés d’avoir incendié au moins un magasin de téléphonie mobile dans la capitale.

Ces magasins sont parfois pris pour cible par les extrémistes religieux parce qu’ils vendent des téléphones qui offrent l’accès à internet, ce qui reste tabou dans de nombreux cercles ultra-orthodoxes, et non les téléphones estampillés « casher » qui restreignent les possibilités offertes aux utilisateurs.

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