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Jérusalem : Mélenchon critique le « communautarisme agressif » du Crif

En cause, le demande officielle de l'organisation juive française à Emmanuel Macron de reconnaître, à la suite de l'initiative de Donald Trump, Jérusalem comme capitale d'Israël. Le BNVCA lui a répondu par voie de communiqué

Jean-Luc Mélenchon a condamné "la violence et la cruauté sans borne du gouvernement d'Israël". Ici à Paris le 23 septembre 2017 (Crédit : AFP/CHRISTOPHE ARCHAMBAULT)
Jean-Luc Mélenchon a condamné "la violence et la cruauté sans borne du gouvernement d'Israël". Ici à Paris le 23 septembre 2017 (Crédit : AFP/CHRISTOPHE ARCHAMBAULT)

« Je suis hostile à tous les communautarismes. Celui du Crif est particulièrement agressif, » a affirmé Jean-Luc Mélenchon, président de la France Insoumise sur Europe 1, le 17 décembre dernier.

Il pointait la demande du Crif de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël, à la suite de la décision de Donald Trump.

Le Bureau national de vigilance contre l’antisémitisme (BNVCA) a aussitôt répliqué, via un communiqué : « Déjà dépassé par les déclarations anti-républicaines de certains membres de son mouvement, le président de La France Insoumise semble s’égarer et perdre son sang-froid ».

Le BNVCA considère que « le président du Crif, a eu raison de s’exprimer au nom des Juifs de France, pour demander, au Président de la République française, dans un esprit de la recherche de vérité historique qui elle seule peut mener à la paix, et dans l’intérêt de la France de faire aussi installer notre ambassade à Jérusalem. Jérusalem la capitale d’Israël étant également celle du peuple juif tout entier depuis des millénaires. Nier ce lien charnel, et propager le contraire est de nature à discriminer les juifs, en révisant l’Histoire et en la faussant gravement ».

Sur Europe 1, le président de la France Insoumise a expliqué les raisons pour lesquelles la demande du Crif lui semble malheureuse : « La condition pour que l’on vive bien en France, c’est de ne pas importer les conflits qui arrivent de l’extérieur, a expliqué Jean-Luc Mélenchon. Ici c’est la Seine, c’est pas le Jourdain. On n’a aucune raison de se taper dessus pour une histoire qui est déjà assez embrouillée comme ça. Evidemment que ça vaut pour tout le monde. »

« Ici, c’est la France, donc nous devons aider notre pays à avancer dans la voie qu’il a choisie, c’est-à-dire la création de deux Etats, la paix, le respect mutuel, a-t-il continué. Ça peut paraître angélique, mais je m’en fous. C’est un chemin de crête, mais c’est le chemin des Français ».

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