Kahlon à la police : « continuez » d’enquêter sur les affaires de corruption de Netanyahu
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Kahlon à la police : « continuez » d’enquêter sur les affaires de corruption de Netanyahu

Le partenaire clé de la coalition et actuel ministre des Finances insiste pour que les enquêteurs reçoivent le soutien dont ils ont besoin

Le ministre des Finances Moshe Kahlon dirige une réunion de son parti Koulanou à la Knesset le 30 octobre 2017 (Crédit : Yonatan Sindel / Flash90)
Le ministre des Finances Moshe Kahlon dirige une réunion de son parti Koulanou à la Knesset le 30 octobre 2017 (Crédit : Yonatan Sindel / Flash90)

Le chef du parti Koulanou, Moshe Kahlon, a offert son soutien explicite à la police israélienne alors que les enquêteurs poursuivent leur travail dans les deux affaires de corruption pesant sur Netanyahu.

« Monsieur le Commissaire, continuez », a déclaré le ministre des Finances Moshe Kahlon lors d’un discours prononcé lundi à une cérémonie de Hanoukka où étaient présents des officiers de la police des frontières, le chef de la police d’Israël Rony Alsheich, et le ministre de la Sécurité intérieure Gilad Erdan qui supervise la police.

« Nous, au gouvernement, au ministère des Finances, dans toutes les institutions [du gouvernement], soutenons la police et la primauté du droit », a déclaré Kahlon. « Continuez à faire le travail important que vous faites. »

Les commentaires de Kahlon, dans un premier temps cités mercredi par Hadashot, ont été prononcés en pleines tensions croissantes entre les enquêteurs de la police et les alliés politiques et parlementaires de Netanyahu.

Netanyahu est au centre de deux enquêtes de corruption, appelées l’Affaire 1 000 et 2 000.

Dans la première affaire, Netanyahu et sa femme, Sara, sont soupçonnés d’avoir accepté des cadeaux illégaux de bienfaiteurs milliardaires, notamment des centaines de milliers de shekels de cigares et de champagne offert par le producteur hollywoodien, né en Israël, Arnon Milchan.

L’affaire 2 000 concerne un accord présumé illégal entre Netanyahu et l’éditeur du journal Yedioth Ahronoth, Arnon Mozes, dans le cadre duquel le Premier ministre aurait accepté de réduire la distribution du quotidien Israel Hayom, financé par Sheldon Adelson, en échange d’une couverture plus favorable du Yedioth.

Le Premier ministre a été jusqu’ici interrogé sept fois par la police. Le dernier interrogatoire a eu lieu vendredi dernier. Netanyahu a nié tout méfait.

Le député David Amsalem (Likud) est désormais à la tête de la coalition depuis la démission de David Bitan lui aussi embourbé dans plusieurs affaires de corruption.

Bitan et Amsalem ont proposé une loi qui interdirait aux policiers enquêtant sur des personnalités publiques de publier leurs recommandations pour les actes d’accusation.

Mardi, lors d’une allocution prononcée devant des partisans du Likud, Netanyahu a rejeté une éventuelle recommandation de la police qui serait bientôt probablement faite au procureur général, comme étant insignifiante.

« S’il y a des recommandations [pour l’inculper] — et alors ? », a déclaré Netanyahu.

« Voici un fait dont je doute que la population en a conscience : la grande majorité des recommandations de la police ne mènent à rien. Plus de 60 % des recommandations de la police [de mettre en accusation] sont rejetées » — c’est-à-dire qu’elles ne donnent pas lieu à un acte d’accusation de la part des procureurs d’Etat.

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