Kakhol lavan : Nous tenterons un gouvernement d’unité « jusqu’au dernier moment »
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Kakhol lavan : Nous tenterons un gouvernement d’unité « jusqu’au dernier moment »

Bien que Liberman prétend que les 2 camps rejettent le compromis, le parti de Gantz affirme poursuivre ses efforts pour éviter une 3e élection et former une coalition avec le Likud

Raoul Wootliff est le correspondant parlementaire du Times of Israël

Le président du parti Kakhol lavan, Benny Gantz, assiste à une réunion des factions à la Knesset à Jérusalem, le 28 octobre 2019. (Hadas Parush/Flash90)
Le président du parti Kakhol lavan, Benny Gantz, assiste à une réunion des factions à la Knesset à Jérusalem, le 28 octobre 2019. (Hadas Parush/Flash90)

Le leader de Kakhol lavan Benny Gantz poursuivra ses efforts pour former un gouvernement d’unité avec le Likud jusqu’à minuit, date limite à laquelle son mandat prendra fin, ont déclaré mercredi des responsables du parti, bien que les deux camps aient apparemment rejeté leurs conditions respectives pour travailler ensemble en une seule coalition.

Il va continuer « jusqu’à la dernière minute », a déclaré un porte-parole du parti au Times of Israel, affirmant que son intention de former un gouvernement d’unité n’avait pas changé.

Dans une annonce théâtrale, mercredi, après l’échec des pourparlers sur l’unité, Avigdor Liberman, président de Yisrael Beytenu, a annoncé qu’il ne soutiendrait ni un gouvernement minoritaire dirigé par Gantz ni un gouvernement de droite dirigé par Netanyahu, laissant présager de nouvelles élections.

« Il n’y a aucune chance. Nous ne rejoindrons ni un gouvernement de droite ou de gauche qui serait limité, ni un gouvernement minoritaire. Que représenteraient donc de tels gouvernements ? Ils ne survivraient pas et ils seraient dans l’incapacité de fonctionner pour faire ce qui est vraiment nécessaire pour le pays », a dit Liberman devant la salle de la faction Yisrael Beytenu à la Knesset, bondée – des paroles qui vont apparemment ouvrir la voie à un troisième cycle électoral en moins d’une année.

Mais malgré les efforts pour un gouvernement d’unité qui semble se trouver dans une impasse, Kakhol lavan a insisté sur le fait qu’il n’abandonnerait pas. « Nous n’en resterons pas là tant que nous n’aurons pas épuisé toutes les options. Nous continuerons d’essayer jusqu’à la date limite », a déclaré un représentant du parti.

« Nous nous centrons toujours sur le Likud. Cela a toujours été la stratégie et l’est toujours », a déclaré une autre source du parti.

Le président Reuven Rivlin a tenu mercredi des réunions avec des membres de divers partis politiques avant l’échéance de minuit.

Après avoir rencontré le Premier ministre Benjamin Netanyahu et le chef du Camp démocratique Nitzan Horowitz mardi soir, le président a rencontré le député Kakhol lavan Moshe Yaalon, les dirigeants de la Liste arabe unie Ayman Odeh et Ahmad Tibi, les dirigeants de Yahadout HaTorah Yaakov Litzman et Moshe Gafni, et Naftali Bennett et Ayelet Shaked de HaYamin HaHadash. Il devait également rencontrer Aryeh Deri, chef du Shas.

Les pourparlers semblaient peu susceptibles de déboucher sur un accord de coalition de dernière minute avant l’expiration du temps de Gantz, et étaient probablement orientés vers l’étape suivante – 21 jours pendant lesquels 61 membres de la Knesset peuvent soutenir n’importe quel député comme Premier ministre. Si ce n’est pas le cas, Israël reprendra le chemin des urnes pour la troisième fois en moins d’un an.

Yaalon a déclaré après sa rencontre avec Rivlin qu’il a dit que le « seul » gouvernement acceptable pour son parti était un gouvernement d’unité avec le Likud dirigé par Kakhol lavan, « surtout après qu’il est devenu clair dans nos discussions avec le Likud que leur interprétation de la proposition du président était loin d’être proche de son intention ».

Rivlin a suggéré un accord de partage du pouvoir en vertu duquel, a-t-il indiqué, Netanyahu prendrait un congé autorisé s’il était inculpé dans les trois affaires de corruption en instance contre lui.

Liberman a dit que malgré le rejet de son plan par Kakhol lavan et le Likud, « l’unité libérale était très proche. La seule chose que nous avions à surmonter, c’était un désaccord personnel – l’un n’était pas prêt à accepter le plan du président, l’autre ne voulait pas abandonner son bloc messianique et ultra-orthodoxe ».

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