Khamenei : L’Iran doit devenir fort pour en finir avec les « menaces de l’ennemi »
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Khamenei : L’Iran doit devenir fort pour en finir avec les « menaces de l’ennemi »

"Les sanctions sont littéralement des crimes MAIS elles peuvent se transformer en opportunité", a déclaré le guide suprême

Le Guide suprême iranien l'Ayatollah Ali Khamenei fait son sermon lors des prières de vendredi à la grande mosquée Imam Khomeini à Téhéran, en Iran, le 17 janvier 2020. (Bureau du Guide suprême iranien via AP)
Le Guide suprême iranien l'Ayatollah Ali Khamenei fait son sermon lors des prières de vendredi à la grande mosquée Imam Khomeini à Téhéran, en Iran, le 17 janvier 2020. (Bureau du Guide suprême iranien via AP)

Le guide suprême de l’Iran, l’ayatollah Ali Khamenei, a appelé samedi la République islamique à devenir suffisamment « forte » pour contrer les « menaces de l’ennemi » et éviter une guerre.

« Nous devons devenir forts pour qu’il n’y ait pas de guerre, devenir forts pour mettre fin aux menaces de l’ennemi », a déclaré l’ayatollah sans préciser à quel « ennemi » il faisait référence.

« Nous ne voulons menacer personne (…) c’est pour contrer les menaces, maintenir la sécurité du pays », a-t-il ajouté, devant des hauts gradés et des membres de l’armée de l’air iranienne, selon des propos retransmis par la télévision d’Etat.

« Nos forces aériennes, qui n’en avaient pas le droit et qui ne pouvaient même pas réparer des parties d’avions (avant la Révolution islamique en 1979), construisent désormais des avions », a assuré l’ayatollah sur Twitter, en anglais.

« Les sanctions sont littéralement des crimes MAIS elles peuvent se transformer en opportunité », a-t-il estimé.

Depuis une frappe américaine ayant tué le 3 janvier à Bagdad le puissant général iranien Qassem Soleimani, Téhéran et Washington connaissent un nouveau pic de tensions.

Le commandant des Gardiens de la Révolution islamique, le général Qassem Soleimani, (au centre), lors d’une réunion avec le Guide suprême, l’Ayatollah Ali Khamenei, et les commandants des Gardiens de la révolution à Téhéran, en septembre 2016. (Crédit : Office of the Iranian Supreme Leader via AP)

L’Iran a répliqué en tirant le 8 janvier des missiles balistiques contre une base abritant des forces américaines en Irak, sans faire de morts.

Cette escalade est la dernière en date entre les deux pays ennemis, dont les relations se sont fortement dégradées depuis le retrait unilatéral de Washington en mai 2018 de l’accord international sur le nucléaire iranien.

A la suite de leur retrait, les Etats-Unis ont rétabli une série de sanctions économiques contre l’Iran, dans le cadre d’une campagne de « pression maximale » contre la République islamique.

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