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La 4e dose protège 3 fois plus contre le Covid grave pour les + de 60 ans

Un panel du ministère de la Santé a par ailleurs estimé que la transmissibilité d'Omicron rend le passeport vert non pertinent et appelle à sa suppression

Un centre de vaccination à Rehovot, le 10 janvier 2022. (Crédit : Yossi Aloni/Flash90)
Un centre de vaccination à Rehovot, le 10 janvier 2022. (Crédit : Yossi Aloni/Flash90)

Le ministère de la Santé a déclaré dimanche que la quatrième dose de vaccin contre la Covid inoculées aux personnes âgées de plus de 60 ans protège trois fois plus contre les formes graves de la maladie et deux fois plus contre les contaminations liées aux variant Omicron.

Le ministère indique que ces chiffres sont le résultat d’une analyse initiale effectuée par des experts de diverses institutions universitaires et médicales de premier plan. Les données comparent la quatrième dose de vaccin aux personnes qui ont reçu trois doses il y a au moins quatre mois.

Les chiffres s’appuient sur un total de 400 000 Israéliens ayant reçu le quatrième vaccin et 600 000 qui ont reçu trois doses, le ministère soulignant que la méthodologie est similaire à celle des articles précédents que les experts ont publiés dans le New England Journal of Medicine, revue à comité de lecture.

Les premiers résultats seront mis à jour au fur et à mesure.

Un homme affiche le Passeport vert sur son téléphone portable à Jérusalem, le 4 octobre 2021. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Dimanche, un groupe de spécialistes aidant le ministère de la Santé a par ailleurs recommandé la suppression des pass verts, dont la réglementation doit normalement expirer dans huit jours, – l’intense transmissibilité du variant Omicron et sa capacité à infecter des personnes vaccinées rendant le sésame largement inutile.

Les experts ont ajouté que le pass peut procurer un faux sentiment de sécurité à ceux qui l’utilisent, ce qui incite les gens à prendre moins de précautions dans les lieux où il est requis et augmente de facto le risque d’infection.

Le pass est un certificat délivré aux personnes immunisées contre le virus au cours des six derniers mois (soit par la vaccination, soit par une contamination récente) et peut également être délivré à titre temporaire sur présentation d’un test négatif récent.

On ignore si ces experts recommandent simplement de supprimer les restrictions d’accès aux événements qui requièrent actuellement un pass et de permettre à tout le monde d’entrer – ou bien s’ils demandent en fait des restrictions plus strictes.

Des enfants israéliens montrent leur passeport vert alors qu’ils font la queue à l’entrée du Musée des sciences à Jérusalem, le 19 août 2021. (Olivier Fitoussi/Flash90)

Le panel a déclaré que la présentation d’un test négatif était en fait un meilleur outil contre la contamination en intérieur qu’un pass et a proposé d’exiger de tels tests pour assister à certains événements. Il a également proposé de maintenir le pass en y ajoutant un test négatif comme condition d’entrée dans des institutions accueillant des populations à risque, telles que les maisons de soins.

« Des directives devraient être formulées pour les institutions et les organisations où se trouvent des populations à risque afin de réduire leur exposition au virus. En général, l’obligation pour les visiteurs de ces institutions de présenter un passeport vert et un test COVID-19 négatif devrait être maintenue. »

Les experts ont également averti que la qualité des soins dans les hôpitaux au cours des prochaines semaines sera réduite en raison de l’afflux de patients, – un afflux « qui devrait s’aggraver en raison de l’incapacité des hôpitaux à gérer l’importante charge de travail. »

Les responsables du ministère de la Santé et les ministres devraient discuter de l’avenir du système du pass dans les prochains jours.

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