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La 4e vague de COVID en Israël semble toucher à sa fin, selon Nachman Ash

Les cas graves tombent à 607, taux le plus bas depuis un mois ; 78 000 personnes ont reçu un rappel jeudi, chiffre le plus élevé depuis des semaines

Des gens portent des masques au marché Mahane Yehuda à Jérusalem, le 17 mars 2021. (Crédit : Olivier Fitoussi / Flash90)
Des gens portent des masques au marché Mahane Yehuda à Jérusalem, le 17 mars 2021. (Crédit : Olivier Fitoussi / Flash90)

Le directeur général du ministère de la Santé, Nachman Ash, a déclaré vendredi qu’Israël pourrait être proche de la fin de sa quatrième vague de COVID-19, qui a débuté fin juin.

« Je crois que nous sommes sur la voie d’une véritable baisse [de l’infection], mais nous le verrons dans les prochains jours », a déclaré Ash à la radio 103FM. « Je crois que la quatrième vague touche à sa fin. »

Il a noté cependant qu’avec la réouverture des écoles après une pause pour les fêtes juives, les taux d’infection pourraient augmenter à nouveau. « C’est difficile à prévoir, et c’est certainement l’une de nos préoccupations pour les prochaines semaines », a-t-il déclaré.

Vendredi, les chiffres du gouvernement ont placé le taux de reproduction de base du virus, qui mesure la transmission, à 0,72. Tout chiffre supérieur à 1 indique que les infections sont en hausse, tandis qu’un chiffre inférieur à ce niveau signale une diminution de l’épidémie.

Vendredi, 607 patients se trouvaient dans un état grave, soit le nombre le plus bas depuis fin août.

Le directeur-général du ministère de la Santé Nachman Ash lors d’une conférence de presse à Jérusalem, le 29 août 2021. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)

Le bilan des décès depuis le début de la pandémie est passé à 7 761, avec neuf nouveaux décès dus à la COVID-19 enregistrés jeudi.

Dans le même temps, les chiffres du ministère montrent que 4 313 nouvelles infections ont été diagnostiquées jeudi, poursuivant une lente tendance à la baisse. Le taux de positivité des tests a également diminué, s’établissant à 3,81 %.

Dimanche, près de deux millions d’Israéliens perdront leur laissez-passer vert, la plupart d’entre eux car ils n’ont pas été vaccinés avec une injection de rappel contre la COVID-19. Dans le même temps, la police renforcera l’application du document de preuve de vaccination lors des rassemblements dans les villes où le taux d’infection est élevé.

Le changement de politique concernant le laissez-passer vert est intervenu alors que les responsables de la Santé ont constaté que les anticorps COVID diminuaient plusieurs mois après l’administration de la deuxième dose de vaccin.

Israël – premier pays à offrir officiellement une troisième dose – a lancé sa campagne de rappel contre la COVID-19 le 1er août, en la réservant initialement aux personnes âgées de plus de 60 ans. Le pays a ensuite progressivement abaissé l’âge d’éligibilité, pour finalement l’étendre à toute personne âgée de 12 ans et plus ayant reçu la deuxième dose au moins cinq mois auparavant.

Une femme reçoit un vaccin contre la COVID-19 dans un centre de vaccination Clalit à Rehovot, le 29 décembre 2020. (Crédit : Yossi Aloni / Flash90)

Le laissez-passer n’est valable qu’à partir d’une semaine après avoir reçu la dernière dose requise, et pendant six mois après. Le document, détenu par les personnes vaccinées ou ayant récupéré de la COVID-19, permet l’accès à de nombreux lieux et événements publics, y compris des restaurants et des musées.

Jeudi, quelque 78 000 Israéliens ont reçu une injection de rappel, le taux quotidien le plus élevé depuis début septembre. Mais comme le changement commencera dimanche, ils n’auront pas leur laissez-passer vert avant jeudi prochain.

Un laissez-passer vert temporaire peut également être obtenu grâce à un test de dépistage du virus négatif, qui doit être payé à moins que la personne ne soit pas éligible à la vaccination.

Une femme montre son « passeport vert » à son arrivée dans un théâtre à Jérusalem, le 23 février 2021. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

De plus, jusqu’au 16 octobre, les personnes ayant récupéré de la maladie ne pourront recevoir qu’un laissez-passer vert valable pendant six mois à compter de la réception de la confirmation officielle de leur guérison de la COVID-19, a rapporté le radiodiffuseur public Kan.

À partir du 17 octobre, ceux qui ont été guéris du virus, sur la base d’un test PCR ou sérologique, et qui ont ensuite reçu une dose de vaccin, conserveront leur laissez-passer vert jusqu’au 31 mars 2022. Ensuite, le ministère de la Santé réexaminera ces cas, a-t-il précisé.

Les patients guéris qui ont reçu au moins deux doses de vaccin peuvent recevoir un laissez-passer vert qui sera valable pendant six mois à compter de la réception de la confirmation officielle de leur guérison du COVID-19.

Les enfants jusqu’à l’âge de 12 ans et trois mois, qui ne sont pas éligibles pour un vaccin à ce stade, et qui ont été officiellement confirmés comme guéris de la COVID-19, peuvent recevoir un laissez-passer vert qui sera valable pendant six mois à compter de la date de certification.

Auparavant, toutes les personnes qui ont guéri étaient éligibles.

Selon les données du ministère publiées vendredi, plus de 6 millions d’Israéliens ont reçu au moins une dose du vaccin, 5,6 millions ont reçu deux doses et 3,4 millions ont également reçu une injection de rappel.

Alors que quelque 1,9 million d’Israéliens n’ont plus accès au laissez-passer vert, des centaines d’agents de police feront respecter les directives dans divers lieux publics, en commençant par les endroits où le taux d’infection est le plus élevé, a rapporté la Douzième chaîne.

La chaîne a précisé que les agents vérifieront si les propriétaires d’entreprises et les organisateurs d’événements scannent les codes QR du Pass des participants, au lieu que ces derniers se contentent de montrer leur certification.

Des policiers font respecter le règlement COVID-19 à Jérusalem, le 11 août 2021. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)

Auparavant, il n’était pas nécessaire de scanner le code QR. À partir de dimanche, chaque fois qu’un laissez-passer vert sera présenté, il devra être scanné et une pièce d’identité devra être présentée à côté.

Le cabinet de haut niveau sur le coronavirus se réunira également dimanche pour la première fois depuis un mois, après un différend public entre le Premier ministre Naftali Bennett et les responsables de la Santé.

Lors d’un briefing avec des journalistes israéliens à New York, M. Bennett a accusé les experts médicaux qui conseillent le gouvernement de « ne pas avoir une vue d’ensemble » et a souligné qu’ils ne prenaient pas les décisions finales – c’est le gouvernement qui le fait.

Le Premier ministre Naftali Bennett (à droite) et le ministre de la Santé Nitzan Horowitz assistent à une conférence de presse dans un centre de vaccination Maccabi à Holon, le 29 juin 2021. (Crédit : Marc Israel Sellem/Pool/Flash90)

Le ministre de la Santé Nitzan Horowitz a qualifié les commentaires « d’inutiles et malheureux », tandis que Ash a déclaré que ses mots avaient été inattendus et « désagréables ».

Bennett a rencontré les hauts responsables de la Santé jeudi. Ils ont publié un message commun qui semblait marquer la fin de leur différend. Le radiodiffuseur public Kan a rapporté vendredi que les parties avaient convenu de diffuser les informations futures concernant la politique contre la COVID à nouveau dans des déclarations conjointes.

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